Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

4 août - La France doit se désolidariser des provocations américaines visant Taïwan Lire 31 juillet - JFK, le Congo et le monde des non-alignés Lire 28 juillet - Couloir international de transport Nord-Sud, dé-dollarisation et NBW Lire
AccueilActualités

Agriculteurs néerlandais : lorsque l’injustice se fait loi, la résistance devient devoir

Depuis un mois, des milliers d’agriculteurs néerlandais, soutenus par la population et des exploitants agricoles d’autres pays, notamment d’Allemagne, manifestent, bloquant les routes et les supermarchés pour protester contre un plan gouvernemental mortifère impliquant une baisse forcée de 30 % du cheptel d’ici à 2030.

Dès 2018, avec son initiative NetZero2050, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre,l’European Climate Foundation (ECF) que nous avons démasqué à l’époque, avançait un scénario « axé sur la demande » : une réduction de 64% de l’énergie d’ici 2050 ainsi qu’une forte réduction de consommation courante, notemment la viande... l’ECF est aussi verte que les billets de dollars qui lui parviennent avant tout de milliardaires britanniques et américains convertis à la finance verte.

Pour l’Association des Végétariens de France (AGF), les éleveurs et autres producteurs doivent dégager le plancher car « à ce jour, presque aucun État à l’exception des Pays-Bas ne s’est mis au diapason des recommandations scientifiques sur la réduction du cheptel : un sujet tabou que les gouvernements ne pourront plus éviter longtemps ».

En réalité, comme nous l’avons rapporté sur ce site, c’est depuis le 1er octobre 2019 que les producteurs néerlandais voient arriver ce qui leur tombe dessus aujourd’hui.

La contestation a explosé le 10 juin, suite à la présentation par le gouvernement néerlandais de son « plan azote » destiné à réduire les rejets d’azote dans les sols et dans l’air. [1]

Enfumage climatique oblige, après les attaques contre le charbon, le gaz, le diesel et l’essence, afin de réduire les émissions de CO2, c’est maintenant l’élevage et la production laitière qui sont visés.

Rappelons qu’en plus d’être densément peuplés, les Pays-Bas ont une population animale très importante : près de 4 millions de bovins, 12 millions de porcs et 100 millions de poulets.

Or le secteur agricole, principalement l’élevage bovin et la production laitière, représente 53 % des émissions de méthane de l’UE. Ce qui fait des Pays-Bas l’un des principaux émetteurs d’azote de l’Union européenne.

Rappelons qu’en novembre 2021, lors de la COP 26 à Glasgow, sans le moindre référendum ni consultation populaire sur le sujet, plus de 100 pays se sont engagés à réduire d’au moins 30 % leurs émissions de méthane, un puissant gaz à effet de serre, d’ici à 2030 par rapport au niveau de 2020.

Selon un rapport publié le 14 juin par l’organisation à but non lucratif CE Delft pour la fondation Changing Markets, l’Union européenne ne pourra tenir cet objectif totalement fou sans adopter de nouvelles mesures. Le rapport souligne que cet objectif de -30 % sera difficilement atteignable sans réduire le cheptel en Europe. Une réduction des émissions totales d’au moins 34 % pourrait être obtenue en incitant 10 % des consommateurs européens à adopter un régime alimentaire intégrant moins de viande et de produits laitiers, et en accélérant les mesures de lutte contre les émissions provenant du fumier, des déchets alimentaires et de l’énergie.

Cependant, changer le régime alimentaire des populations prendra du temps et les prestations médiatiques de Greta Thunberg au Forum économique de Davos n’ont pas provoqué de révolution dans les assiettes. Les parents s’obstinent à donner du lait à leurs enfants !

Pour rentrer dans les clous (du cercueil) des objectifs climatiques européens et rattraper le retard, le plan du gouvernement néerlandais vise une baisse moyenne de 50 % de ses émissions d’ici à 2030. Cela devra passer par une réduction de 70 à 95 % dans 131 zones-clés, dont beaucoup avoisinent des réserves naturelles et des terres protégées.

Pour les éleveurs et les producteurs de lait, il faut envisager une réduction de 30 % du cheptel. Un bouleversement pour le secteur (les Pays-Bas sont le deuxième exportateur au monde de produits agricoles, après les États-Unis) et un crève-cœur pour les éleveurs.

En un mois, la mobilisation a pris de l’ampleur. Les agriculteurs déplorent le manque de progressivité des mesures et dénoncent la destruction de leur métier. Ils manifestent quasi quotidiennement en bloquant les grands axes routiers et des centres de distribution de supermarchés. Des pêcheurs se sont joints à eux en bloquant les ports.

En parallèle, les tensions montent d’un cran. Plusieurs villes ont déclaré l’état d’urgence, des manifestants ont été arrêtés, d’autres repoussés avec du gaz lacrymogène. Le 5 juillet, la police de Heerenven a indiqué avoir tiré sur un tracteur après que ses conducteurs « ont tenté d’entrer en collision avec des agents et des véhicules de police ».

Le 23 et 24 juin, les éleveurs laitiers de l’European Milk Board (EMB) de dix pays se sont retrouvés pour leur Assemblée générale. « Le constat est sans appel, l’élevage est attaqué dans tous les pays », constatent-ils dans un communiqué posté sur le site de la Coordination rurale.

« Très visible aux Pays-Bas où le gouvernement veut diminuer le cheptel laitier de 30 %, ou encore en Belgique, la volonté affichée des partis au pouvoir est la réduction (voire la disparition ?) de l’élevage en Europe. Cette stratégie est bien illustrée par l’incapacité chronique, malgré les alertes lancées par l’EMB, des gouvernements européens à assurer un revenu décent aux agriculteurs. À l’exception de l’Irlande, le lait est vendu en dessous du prix de production dans tous les pays d’Europe (en moyenne 23 % en dessous, et en France 29 %). Ainsi, en 2021, un éleveur allemand a touché en moyenne 6,10 € de l’heure, quand un français touchait 3,09 €... »

Les tracteurs s’inviteront donc sans doute dans le concert des Gilets jaunes et de tous ceux qui sont pris à la gorge et dont les caddies sont de moins en moins remplis. A nous de leur présenter une alternative !

Le New Deal vert : Sortir du piège de la finance verte

150 pages, 30 €. A commander via notre boutique en ligne.

Notre dossier choc (Cliquez sur l’image pour en savoir plus et le commander)
Notre dossier choc (Cliquez sur l’image pour en savoir plus et le commander)

Ce dossier est conçu en défense du principe d’humanité. Il part de la même interrogation que posent les écologistes sincères : quel monde, quelle planète allons-nous laisser aux générations futures ? Cette question est non seulement légitime mais fondamentale. La réponse que nous apportons est à l’opposé du pessimisme culturel de l’écologisme dévoyé. L’histoire de notre planète et les capacités créatrices qui sont la caractéristique de l’être humain nous inspirent la nécessaire espérance d’un monde qui vient, dont nous pourrons accroître la capacité d’accueil.

Jacques Cheminade

Table des matières

  • Avant-propos
    • L’écologisme dévoyé, ennemi de l’homme et de la nature
    • La voie de la raison passe par les étoiles !
  • Verte, mais si peu vertueuse
    • Finance verte, bouée de sauvetage ultime du Titanic financier ?
    • Macron, candidat des banquiers verts ?
    • Le complot contre la Banque européenne d’investissement (BEI)
  • Les « idiots utiles »
    • L’hystérie climatique
    • Greta Thunberg, une figure synthétique
    • Extinction Rebellion (XR), un mouvement thérapeutique ?
    • Deep Green Resistance (DGR) en guerre contre la civilisation
    • Les pratiques criminelles du WWF dans les parcs naturels
  • Qui paye les factures ?
    • La Fondation européenne du climat, sommet émergé de l’iceberg
  • Les objectifs cachés
    • Perfide Albion : la dépopulation comme politique impériale
    • De Margaret Mead à la COP
    • Jonathan Swift : et si on mangeait les enfants pauvres ?
  • Environnement, soyons sérieux
    • Pour une écologie humaine et responsable
    • Notre pari, le progrès humain, exemples
    • L’ABC de l’énergie
    • Macron, sa transition énergétique et la nôtre
    • La fermeture d’ASTRID, une décision idiote et anti-écologique
  • Climat
    • Quand Thatcher remplaça l’ennemi soviétique par la « crise climatique »
    • Enquête sur les causes astrophysiques du changement climatique
    • Des centaines de scientifiques contestent la théorie officielle

[1L’azote (N2) compose 78 % de l’air atmosphérique. Cependant, sous l’action de la chaleur, des oxydes d’azote (NO) se forment à partir de l’azote atmosphérique. Le NO ainsi formé est oxydé en protoxide d’azote (N2O), un gaz à effet de serre 298 fois plus puissant que le CO2. Comme bien d’autres pays européens, les Pays-Bas se sont engagés à réduire leurs émissions à effet de serre de 49 % d’ici 2030 par rapport au niveau de 1990. Or, un tiers du N2O de l’atmosphère provient de l’épandage de lisier et d’engrais azotés.

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May 2020
Feuille de route S&P
Réparation, Reconstruction, Refondation
Approfondir

Refonder l’Europe

L’Europe n’est pas l’Union européenne (UE) ! L’UE est devenue la caricature destructrice de ce que devrait être une Europe progressant dans l’intérêt mutuel des peuples et des nations qui la composent. C’est pourquoi il faut la dissoudre.

En savoir plus
Réduire de moitié le cheptel pour « sauver le climat » ?
9 octobre 2019
Analyses
Réduire de moitié le cheptel pour « sauver le climat » ?
La fin des quotas laitiers fera le beurre des spéculateurs
1er avril 2015
Actualités
La fin des quotas laitiers fera le beurre des spéculateurs

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours des élections présidentielles précédentes, de 2012 et 2017, nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard