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Afghanistan : à Tunxi, les pays voisins offrent une ceinture de coopération

Rencontre du 31 mars à Tunxi (Chine) des ministres des Affaires étrangères des pays voisin de l'Afghanistan : Chine, Russie, Pakistan, Tadjikistan, Turkmenistan, Kirghistan et Afghanistan. Présent comme observateurs, l'Indonésie et le Qatar.
Rencontre du 31 mars à Tunxi (Chine) des ministres des Affaires étrangères des pays voisin de l’Afghanistan : Chine, Russie, Pakistan, Tadjikistan, Turkmenistan, Kirghistan et Afghanistan. Présent comme observateurs, l’Indonésie et le Qatar.

 L’attitude occidentale

Avant de parler de cette rencontre très importante de Tunxi, voyons où nous en sommes en Occident.

L’évènement le plus positif à propos de l’Afghanistan, c’est indiscutablement la lettre envoyée le 10 août dernier à Joe Biden par soixante-dix économistes, essentiellement américains, dont le Prix Nobel américain d’économie Joseph Stiglitz. Dans leur appel au Président américain, ils commencent par rappeler les conséquences dramatiques de l’effondrent économique, sociétal et humanitaire de l’Afghanistan :

L’économie de l’Afghanistan est dans un état désastreux. La Banque mondiale prévoit que d’ici la fin de l’année, le PIB réel par habitant aura diminué de 30 % depuis la fin de 2020. Dans le même temps, les prix des produits de première nécessité sont montés en flèche. Le Comité international de la Croix-Rouge rapporte que ‘depuis juin 2021, le prix de la farine de blé a augmenté de 68 %, celui de l’huile de cuisson de 55 %, celui des engrais de 107 % et du diesel de 93 %’. 70 % des ménages afghans ne sont pas en mesure de satisfaire leurs besoins fondamentaux. Quelque 22,8 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population, sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë et 3 millions d’enfants risquent de souffrir de malnutrition. Les rapports abondent sur les Afghans désespérés, contraints de vendre leurs propres organes pour pouvoir nourrir leur famille. L’International Rescue Committee met en garde : ‘La crise humanitaire actuelle pourrait faire plus de morts que vingt ans de guerre’. 

Parmi les causes multiples de cette situation, la sécheresse et les répercussions du conflit en Ukraine sur le prix des denrées alimentaires et du carburant frappent durement un pays où l’aide internationale représentait 40 % du PIB et 75 % des dépenses publiques (en 2019).

Cependant, soulignent les économistes :

S’il y a une mesure qui a particulièrement contribué à l’effondrement de l’Afghanistan, soulignent les signataires de l’appel, c’est le gel de l’accès de la Banque centrale afghane (DAB) à environ 7 milliards de dollars US de ses réserves de change détenues par la Réserve fédérale de New York. Le Royaume-Uni, l’Allemagne, les Émirats arabes unis et d’autres ont pris des mesures similaires, bloquant l’accès à 2 milliards de dollars supplémentaires. Il s’agit d’une confiscation de fait de ses réserves de change accumulées au fil des décennies. En outre, les accréditations de la DAB auprès de la Banque mondiale ont été révoquées, de même que près de 440 millions de dollars en droits de tirage spéciaux (DTS) au Fonds monétaire international, cette dernière ne reconnaissant pas le gouvernement dirigé par les talibans.

L’Afghanistan se retrouve ainsi totalement coupé du système financier international et privé de ses réserves de devises étrangères. Or, ces réserves sont indispensables au fonctionnement de l’économie afghane, notamment pour gérer sa masse monétaire, stabiliser sa monnaie (l’afghani) et payer ses importations, de nourriture et de pétrole principalement, dont il dépend. La crise de liquidité qui en a résulté a entraîné une forte dépréciation de sa devise nationale. Le coût des importations a bondi, exacerbé par la guerre en Ukraine. Le système bancaire privé est presque à l’arrêt. Les salaires ne sont plus versés. Les particuliers et les entreprises ne peuvent plus accéder à leur épargne ni à de nouveaux financements. Pour la plupart, le coût des produits de base est désormais hors de portée.

En bref, sans accès à ses réserves étrangères, la banque centrale d’Afghanistan ne peut pas remplir ses fonctions normales et essentielles. Sans une banque centrale qui fonctionne, l’économie de l’Afghanistan s’est, comme on pouvait s’y attendre, effondrée. Le peuple afghan souffre doublement pour un gouvernement qu’il n’a pas choisi. Afin d’atténuer la crise humanitaire et de mettre l’économie afghane sur la voie de la reprise, nous vous demandons instamment de permettre à la DAB de récupérer ses réserves internationales.

C’est pour cela que,

Nous, économistes du monde entier, nous joignons nos voix à celles du Secrétaire général des Nations unies, des principaux experts en droits de l’homme des Nations unies, des législateurs américains, des familles des victimes des attentats du 11 septembre, des groupes de femmes afghanes, des principales organisations des droits de l’homme, des autres organisations de la société civile et bien d’autres encore, qui demandent instamment la libération des actifs de la Banque centrale d’Afghanistan.

Voilà ce qu’il en est de la guerre occidentale pour la défense de « ses valeurs ! »

 La réaction des pays voisins

Cette pétition en ligne lancée en février 2022 par le quotidien Global Times dénonçant le vol des actifs afghans par les Etats-Unis, a rapidement recueillis plus de 422000 signatures.
Cette pétition en ligne lancée en février 2022 par le quotidien Global Times dénonçant le vol des actifs afghans par les Etats-Unis, a rapidement recueillis plus de 422000 signatures.

En Asie et en Eurasie orientale, l’attitude est bien différente et la puissance diplomatique de plusieurs membres des BRICS+ prend les choses en main.

  1. En février, lancée par le quotidien chinois Global Times, une pétition en ligne condamnant la confiscation des actifs afghans a rapidement recueilli plus de 422 000 signatures. « Nous condamnons fermement le vol des biens afghans par les États-Unis. Nous espérons que vous vous joindrez à nous et signerez cette lettre commune pour exiger des États-Unis qu’ils restituent sans condition ce qui appartient aux Afghans et qu’ils s’attaquent à la crise humanitaire sans précédent. Les Afghans souffrent, et ils ont besoin de leur argent », insiste la lettre.
  2. Le 24 mars, le Conseiller d’Etat et ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, s’est rendu à Kaboul pour s’entretenir avec son homologue afghan Amir Khan Muttaqi.
  3. Le 30 mars, Wang Yi a rencontré ses homologues pakistanais (Shah Mahmood Qureshi) et afghan (Amir Khan Muttaqi) dans la vieille ville de Tunxi, dans la province d’Anhui.
  4. Le 31 mars, les Nations Unies annoncent que 2,44 milliards de dollars des 4,4 milliards de dollars de promesses pour l’argent qu’elles cherchent à réunir pour l’aide humanitaire immédiate pour l’Afghanistan ;
  5. Du 30 au 31 mars, à Tunxi, la Chine a présidé le troisième sommet ministériel des voisins de l’Afghanistan. La liste des invités était longue : Pakistan, Iran, Tadjikistan, Turkménistan et Ouzbékistan, ainsi que le chef de la diplomatie des talibans, Amir Khan Muttaqi, et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, en visite dans le pays. Le Qatar et l’Indonésie (à l’époque présidant le G20) ont assisté à la réunion en tant qu’observateurs. Voici un lien vers le communiqué final dite Déclaration de Tunxi (en anglais) et ci-dessous un extrait d’une deuxième déclaration précisant leurs engagements concrets.
    De gauche à droite : le représentant spécial du président russe pour l'Afghanistan Zamir Kabulov ; le représentant spécial du département d'Etat américain pour l'Afghanistan Thomas West : le Conseiller d'Etat et ministre des Affaires étrangères Wang Yi ; le représentant spécial du Premier ministre pour les affaires afghanes du Pakistan Mohammad Sadiq et l'envoyé spécial pour les affaires afghanes du ministère des affaires étrangères de la Chine Yue Xiaoyong, le 31 mars 2022 à Tunxi.
    De gauche à droite : le représentant spécial du président russe pour l’Afghanistan Zamir Kabulov ; le représentant spécial du département d’Etat américain pour l’Afghanistan Thomas West : le Conseiller d’Etat et ministre des Affaires étrangères Wang Yi ; le représentant spécial du Premier ministre pour les affaires afghanes du Pakistan Mohammad Sadiq et l’envoyé spécial pour les affaires afghanes du ministère des affaires étrangères de la Chine Yue Xiaoyong, le 31 mars 2022 à Tunxi.
  6. Le 31 mars : toujours à Tunxi, la Chine a tenu parallèlement une réunion du « mécanisme de consultation » sur l’Afghanistan regroupant des diplomates chinois, russes, pakistanais et même américains (Dite « troïka élargie »).Avant la réunion, Wang Yi a tenu une réunion collective avec l’envoyé spécial pour les affaires afghanes du ministère des Affaires étrangères de la Chine Yue Xiaoyong, le représentant spécial du président russe pour l’Afghanistan Zamir Kabulov, le représentant spécial du département d’État pour l’Afghanistan des États-Unis Thomas West et le représentant spécial du Premier ministre pour les affaires afghanes du Pakistan Mohammad Sadiq. Lors de la réunion, les représentants des quatre parties ont échangé des vues approfondies sur la situation actuelle en Afghanistan et sur la manière de renforcer la collaboration liée à l’Afghanistan, et ont dialogué avec le ministre par intérim des Mines et du Pétrole du gouvernement intérimaire afghan, Sheikh Shahabuddin Delawar.
  7. D’après le ministère chinois des Affaires étrangères :

    Les quatre parties ont convenu qu’un Afghanistan pacifique et stable est dans l’intérêt commun de la communauté internationale. L’Afghanistan ne doit pas devenir un lieu de rivalité géopolitique, mais une plateforme de coopération internationale. Les quatre parties ont réitéré leur ferme soutien au peuple afghan et ont souligné que davantage d’aide humanitaire sera fournie à l’Afghanistan. Toutes les parties en Afghanistan sont appelées à réaliser la réconciliation nationale par un dialogue et des négociations de fond, et à œuvrer pour une architecture politique plus large, plus inclusive et plus unie en Afghanistan à l’avenir.

  8. Bizarrement, suite à cette rencontre historique, aucune déclaration commune. Et ceci alors que les quatre parties étaient tombées d’accord. La raison ? China Daily rapportait le 4 avril que selon Sputnik International [média russe auquel les Français n’ont plus accès], qui cite elle-même des sources non identifiées, après la réunion,

    « la Maison Blanche n’a pas accepté de publier une déclaration conjointe en raison de ce qui a été fait par l’un des membres de la troïka élargie ’ailleurs qu’en Afghanistan’ [c’est-à-dire en Ukraine], selon le rapport citant les sources. Tous les autres membres de la troïka élargie ont exprimé leur déception et leur mécontentement, selon le rapport. »

Lavrov lors d'un entretien avec les représentants afghans, en marge du sommet de Tunxi.
Lavrov lors d’un entretien avec les représentants afghans, en marge du sommet de Tunxi.

Ce qui est presque choquant pour nous, qui vivons en Occident où une certaine barbarie s’est emparée des esprits et où une terrible pauvreté spirituelle a fini par assécher les cœurs, c’est que ces pays voisins se comportent tout simplement en « bons voisins ». Ils sont « normaux », c’est-à-dire qu’ils agissent comme des êtres humains responsables et doués d’empathie, capable d’appréhender que leur propre bonheur et prospérité dépendent aussi de celui des autres. Par effet miroir, on y apprend que ce qui était jadis « normal » chez nous ne l’est plus aujourd’hui, surtout chez nos « élites » !

 L’Initiative de Tunxi des pays voisins de l’Afghanistan, en soutien à la reconstruction économique et à la coopération pratique avec l’Afghanistan

Source : Site du ministère chinois des Affaires étrangères (en anglais), 1 avril 2022.

 Extrait :

Toutes les parties prenantes à la rencontre de Tunxi constatent qu’après de longues années de guerre, l’Afghanistan est aujourd’hui confronté à graves difficultés économiques et de subsistance, ainsi qu’à des défis dans tous les secteurs.

Toutes les parties s’engagent à soutenir la reconstruction économique de l’Afghanistan dans des domaines tels que l’aide humanitaire, la connectivité, l’économie et le commerce, l’agriculture, l’énergie et le renforcement des capacités de production.

 Aide humanitaire

Toutes les parties décident de fournir une aide humanitaire supplémentaire à l’Afghanistan et appellent la communauté internationale à lui apporter un soutien accru, afin de l’aider à rétablir ses liquidités et à éviter une catastrophe humanitaire.

1.La Chine accélérera la réalisation de son engagement à fournir à l’Afghanistan une aide humanitaire d’urgence telle que de la nourriture, des vêtements d’hiver, des vaccins anti-COVID-19 et des équipements médicaux, et elle est prête à fournir une aide humanitaire supplémentaire par des voies bilatérales et multilatérales.

2.La Chine continuera à fournir à l’Afghanistan vaccins, équipements médicaux, médicaments et autres fournitures anti-épidémiques, à coopérer dans le domaine de la médecine traditionnelle chinoise, à soutenir le fonctionnement des systèmes médicaux et de santé de l’Afghanistan et à aider ce pays à lutter contre la COVID-19.

3.L’Iran a envoyé plus de 30 cargaisons d’aide humanitaire comprenant de la nourriture, des médicaments et des articles sanitaires pour aider la population en différentes villes d’Afghanistan, et consulte la partie afghane pour coordonner l’envoi de nouvelles cargaisons de soutien.

4.L’Iran continuera à fournir du carburant et de la nourriture en urgence ainsi que d’autres articles nécessaires à la vie quotidienne de la population afghane.

5.Le Pakistan a annoncé un programme d’aide humanitaire en nature de 5 milliards de roupies (environ 30 millions de dollars). Dans le cadre du Forum de coopération pakistano-afghan, il a fourni plus de 13 000 tonnes d’aide humanitaire à l’Afghanistan ainsi que trois cargaisons de blé. Il a également canalisé l’aide humanitaire de diverses organisations philanthropiques pakistanaises.

6.Le Pakistan sert également de canal pour faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire internationale vers l’Afghanistan, notamment en fournissant des facilités de transit pour le blé indien à destination de ce pays, à titre exceptionnel et à des fins humanitaires, et en facilitant le pont pour le Service aérien humanitaire des Nations unies (UNHAS) entre Islamabad et Kaboul.

7.Le Pakistan a accueilli la 17ème session extraordinaire de l’OCI-CFM (Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la coopération islamique), le 19 décembre 2021 à Islamabad, où, entre autres, les décisions suivantes ont été prises :

  • Création d’un Fonds fiduciaire humanitaire pour l’Afghanistan (officialisé lors de la 48e réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’OCI à Islamabad).
  • Nomination de l’ambassadeur Tarig Ali Bakheet comme envoyé spécial du secrétaire général de l’OCI pour l’Afghanistan.
  • Le secrétariat général de l’OCI, en collaboration avec la Banque islamique de développement et le Fonds fiduciaire humanitaire, doit élaborer une feuille de route, de concert avec les organisations du système des Nations unies, pour débloquer les circuits financiers et bancaires.
  • Le secrétariat général de l’OCI, de concert avec l’Organisation mondiale de la santé et les autres parties prenantes concernées, doit assurer l’approvisionnement en fournitures médicales et vaccins contre la Covid-19.
  • Lancement d’un programme de sécurité alimentaire en Afghanistan, sous l’égide de l’Organisation islamique pour la sécurité alimentaire (OISA).

8.Le Pakistan continue de vacciner gratuitement contre la Covid-19 tous les Afghans entrant chez lui, collabore avec la Fondation Bill Gates pour éradiquer la polio en Afghanistan et autorise l’entrée des patients afghans, avec leurs accompagnants, pour se faire soigner dans les hôpitaux pakistanais.

9.La Russie est prête à poursuivre son aide humanitaire au peuple afghan.

10.Le Tadjikistan continuera à mettre à disposition ses moyens logistiques, en particulier les six ponts traversant la frontière tadjiko-afghane, pour acheminer l’aide humanitaire au peuple afghan. Il maintiendra en service le point de passage frontalier de Panji Poyon pour le transport de nourriture et d’autres produits vitaux à destination du peuple afghan.

11.Le Tadjikistan continuera également à offrir des services médicaux aux citoyens afghans résidant dans les zones frontalières tadjiks et afghanes.

12.Le Turkménistan continuera à fournir systématiquement un soutien humanitaire à l’Afghanistan, se traduisant par la construction d’institutions médicales et éducatives en territoire voisin, la fourniture d’électricité à tarif préférentiel, la formation d’étudiants afghans dans ses institutions éducatives, l’envoi régulier de convois humanitaires en Afghanistan et d’autres types d’aide et d’assistance.

13.Le Turkménistan continuera à envoyer en Afghanistan des cargaisons humanitaires de nourriture, produits textiles et ménagers, médicaments et fournitures médicales, ainsi que des produits pétroliers.

14.Le Turkménistan fournira, sur ses propres ressources, des médicaments au centre médical qu’il a construit dans la province de Faryab et à la maternité de Turgundi, dans la province de Herat.

15.L’Ouzbékistan s’est dit prêt à utiliser les capacités de la plateforme internationale de transport et de logistique, dans la ville de Termez, pour la livraison de fret humanitaire en Afghanistan.

 Connectivité

Reconnaissant l’importance de la connectivité pour le développement durable de l’Afghanistan, « pays enclavé », toutes les parties sont prêtes à tirer parti de leurs atouts respectifs pour l’aider, sur la base des réseaux de transport existants avec les pays voisins, à explorer progressivement de nouvelles voies pratiques pour renforcer la « connectivité matérielle » des infrastructures et la « connectivité immatérielle » des règles et des normes avec les pays voisins.

Toutes les parties sont prêtes à renforcer la coopération dans la mise en œuvre des accords de transport élaborés dans le cadre de la Commission économique et sociale des Nations unies pour l’Asie et le Pacifique (CESAP).

16.La Chine soutient l’extension à l’Afghanistan du Corridor économique Chine-Pakistan (CPEC) et du Corridor économique Chine-Asie centrale-Asie occidentale. Elle est prête à promouvoir la synergie entre l’initiative « Ceinture et Route » et les stratégies de développement de l’Afghanistan, et à soutenir le bon fonctionnement des services de trains de marchandises Chine-Afghanistan, afin d’aider ce pays à mieux s’intégrer dans le processus économique régional.

17.L’Iran a ouvert la voie à la connexion de l’Afghanistan aux marchés mondiaux par le chemin de fer Khaf-Herat [Khaf en Iran et Herat en Afghanistan] et prévoit de l’achever et de l’étendre aux pays d’Asie centrale via Mazar-e-Sharif, afin d’aider l’Afghanistan à s’affranchir des contraintes de l’enclavement [en réalisant ce tronçon important du « chemin de fer des cinq nations » (Iran, Afghanistan, Tadjikistan, Kirghistan, Chine), voir carte].

18.L’Iran développe le port de Chabahar [golfe d’Oman, voir carte] et continuera à développer l’infrastructure du port et ses voies de transit terrestres et maritimes, ainsi que des projets routiers tels que la route Mahiroud-Farah, entrepris par l’Iran afin d’aider à renforcer la situation et la position de transit de l’Afghanistan.

19.Le Pakistan, qui accorde une attention renouvelée à la « géoéconomie », estime que les bénéfices de la connectivité « régionale » ne peuvent se concrétiser sans une paix durable en Afghanistan et continuera à soutenir les efforts contribuant à la connectivité régionale.

20.Le Pakistan estime que l’Afghanistan peut être relié au projet CPEC pour une connectivité accrue, qui profitera à toute la région, en particulier à l’Asie centrale, pour les échanges et le commerce.

21.L’accord entre l’Ouzbékistan et le Pakistan pour le commerce de transit (AUPTT) a été rendu opérationnel et l’essai de quatre expéditions, dans le cadre de cet arrangement, a déjà été réalisé de Karachi à Tachkent via l’Afghanistan. De la même manière, la circulation des camions sous TIR a également été mise en œuvre avec succès entre le Pakistan et l’Ouzbékistan.

22.Le Pakistan entreprend un certain nombre de projets de connectivité avec l’Afghanistan, comme l’achèvement du projet de la route Torkham-Jalalabad [Torkham est la ville frontière avec le Pakistan où passe l’essentiel du commerce entre les deux pays ; Jalalabad est la première ville afghane sur la route vers Kaboul] et la relance du service de bus entre le Pakistan et l’Afghanistan.

23.La Russie soutient le développement de la connectivité des transports entre les pays d’Asie centrale et l’Afghanistan, le Pakistan et d’autres États régionaux, et vise à utiliser en ce sens les capacités des sociétés de transport conjointes russo-afghanes « ASTRAS » et « AFSOTR ».

24.Le Tadjikistan poursuivra le développement et la construction de la route ferroviaire et du centre de fret dans la zone économique libre « Panj », sur la zone frontalière avec l’Afghanistan, en vue d’accroître le commerce de transit.

25.Le Turkménistan contribuera au développement du système de transport, de transit et de communication afghan, à l’intensification du transit de marchandises et de passagers, en maintenant le fonctionnement des chemins de fer le long de l’itinéraire Atamyrat-Imamnazar-Akina-Andkhoy, conçu pour connecter les pays de la région avec un accès supplémentaire au réseau ferroviaire chinois. Le Turkménistan est également intéressé par la poursuite du projet de transport prévoyant la construction du chemin de fer Turgundi-Herat (173 kilomètres).

26.Le Turkménistan a l’intention de continuer à promouvoir le projet du corridor de transport [énergétique] Turkménistan-Afghanistan-Pakistan (TAP), ainsi que la mise en œuvre du projet de construction d’une ligne de fibre optique le long de l’itinéraire ci-dessus.

27.Le Turkménistan continuera à promouvoir la mise en œuvre du corridor de transit et de transport Lapis Lazuli, établi dans le cadre de l’accord signé entre le Turkménistan, l’Afghanistan, l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie. L’achèvement de ce projet constituera une contribution significative au développement du commerce interrégional et des relations économiques, notamment de la situation socio-économique de l’Afghanistan.

28.Le Turkménistan continuera à maintenir le fonctionnement ininterrompu des lignes de fibre optique Imamnazar-Akina et Serhetabat-Turgundi, qui visent à assurer les flux de transit internationaux et augmenteront la vitesse de transfert des données, tout en garantissant un lien de communication fiable entre le Turkménistan et l’Afghanistan.

29.L’Ouzbékistan est prêt à renforcer l’interconnexion régionale par la mise en œuvre de projets de construction tels que la ligne ferroviaire Termez-Mazar-i-Sharif-Kaboul-Peshawar.

30.L’Ouzbékistan continuera à participer activement à la restauration des infrastructures, notamment de l’aéroport international de Mazar-i-Sharif.

31.L’Ouzbékistan est prêt à prendre une part active à la construction de grands projets d’infrastructure en Afghanistan, tels que routes, infrastructures routières, ponts et tunnels.

 Économie et commerce

Toutes les parties ont exprimé leur volonté d’aider l’Afghanistan dans ses efforts en vue d’un développement autonome, et l’encouragent à élaborer des plans de développement économique fondés sur ses propres conditions nationales et à renforcer la force motrice interne du développement.

Toutes les parties conviennent d’étudier la création d’une ceinture de coopération économique autour de l’Afghanistan, afin d’améliorer son environnement de développement externe, et l’invitent à créer un environnement commercial favorable aux entreprises étrangères.
Toutes les parties encouragent l’utilisation de monnaies locales dans les échanges et les investissements bilatéraux, afin de réduire les coûts de transaction et de faciliter les échanges et les investissements.

Toutes les parties sont prêtes à renforcer la communication avec l’Afghanistan sur les politiques commerciales, à envisager la signature d’accords de facilitation des échanges, à formuler des accords commerciaux préférentiels transitoires, à réduire les taxes et les droits de douanes, à rationaliser les procédures de dédouanement telles que la déclaration des marchandises et les contrôles de qualité, et à faciliter les échanges avec l’Afghanistan.

32.La Chine s’engage à continuer à fournir à l’Afghanistan une aide au développement pour les petits et moyens projets de subsistance au profit du peuple afghan.

33.La Chine aide ses entreprises à investir en Afghanistan et à y créer des sites lorsque la situation sécuritaire le permet, et envisage de reprendre en temps voulu des projets tels que la mine de cuivre d’Aynak et le champ pétrolifère d’Amu Darya. La Chine soutient ses entreprises qui aident l’Afghanistan à améliorer son réseau de téléphonie mobile, ainsi qu’à explorer et développer les ressources minérales.

34.L’Iran poursuit l’expansion du commerce bilatéral et des échanges économiques avec l’Afghanistan par différents moyens, notamment en développant des marchés frontaliers communs, et continue à éliminer les obstacles au commerce, par exemple en passant des accords avec la partie afghane pour réduire les droits de douane.

35.L’Iran se déclare prêt à aider à la prospection et à l’extraction minière, y compris pour les réserves situées dans les zones frontalières communes, et à fournir une assistance technique ainsi que des investissements conjoints à l’Afghanistan dans ce domaine.

36.Le Pakistan a entrepris de faciliter le commerce de transit en rendant opérationnels cinq points de passage frontaliers avec l’Afghanistan. Pour faciliter le commerce, le Pakistan a révisé les procédures douanières et mis en œuvre d’autres mesures de facilitation, notamment l’instauration d’un régime de visa pour les Afghans.

37.Afin de faciliter l’économie afghane, le Pakistan a autorisé l’exportation vers l’Afghanistan par voie terrestre de certains produits en roupies pakistanaises. Un régime de documents d’admission temporaire (DAT) pour les véhicules commerciaux de l’Afghanistan et du Pakistan a été convenu pour faciliter la circulation des marchandises.

38.Le Pakistan a réduit ou supprimé les droits de douane sur les denrées périssables tels que les fruits et les légumes, importées d’Afghanistan, et lui a offert la possibilité de construire des entrepôts frigorifiques à proximité des points de passage frontaliers pour faciliter le commerce des fruits et des légumes.

39.La Russie exprime son soutien aux entreprises nationales et russo-afghanes pour lancer des activités économiques et commerciales en Afghanistan. Elle soutient ses entreprises dans l’exploitation des gisements de pétrole et de gaz de l’Afghanistan et la transformation de produits miniers à des conditions mutuellement convenues.

40.Le Turkménistan développera des liens commerciaux et économiques avec l’Afghanistan, et continuera à mettre en œuvre de nouveaux projets communs dans des domaines aussi importants que l’énergie, les transports et les communications, en associant des entreprises afghanes à ces projets.

En particulier, le Turkménistan promouvra la mise en œuvre de la construction du gazoduc transnational Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde (TAPI), qui est un aspect important de la coopération commerciale et économique, devant assurer le développement et la restauration de l’infrastructure sociale et économique de l’Afghanistan.

41.L’Ouzbékistan prend une part active au développement du commerce transfrontalier, en construisant à cette fin le Centre de commerce international de Termez, dans la zone frontalière avec l’Afghanistan.

42.L’Ouzbékistan est intéressé par l’augmentation du commerce mutuel avec l’Afghanistan. A cette fin, l’instauration d’un régime préférentiel dans le commerce mutuel est en cours d’élaboration avec la partie afghane.

 L’Agriculture

Notant que l’agriculture est l’industrie pilier de l’Afghanistan, toutes les parties l’encouragent à développer vigoureusement son agriculture pour atteindre l’autosuffisance alimentaire, et se disent prêtes à fournir le soutien nécessaire au développement agricole de l’Afghanistan.

43.La Chine aide l’Afghanistan à cultiver du coton, du poivre, des graines de tournesol et d’autres produits agricoles et en facilite l’exportation vers la Chine, ainsi que de produits agricoles spéciaux, notamment le pignon de pin, le safran, l’amande et la pomme grenade.

44.La Chine est prête à fournir à l’Afghanistan, selon ses besoins, semences, engrais, matériaux et machines agricoles, et à soutenir le développement d’industries agricoles à forte valeur ajoutée, comme la culture en serre, pour aider les agriculteurs afghans à augmenter leurs revenus.

45.La Chine soutient l’Afghanistan dans le renforcement des infrastructures agricoles.

46.L’Iran se déclare prêt à présenter à la partie afghane une liste de ses besoins en matière d’agriculture et d’élevage, qui seront produits en Afghanistan afin d’être exportés vers l’Iran.

47.Le Pakistan souhaite approfondir sa coopération agricole avec l’Afghanistan et continue de s’engager avec la partie afghane pour explorer des voies et des moyens dans ce domaine.

48.Le Pakistan peut fournir toute l’assistance technique et les possibilités de renforcement des capacités possibles à l’Afghanistan dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage.

49.Le Pakistan et l’Afghanistan peuvent renforcer leur coopération en matière de recherche agricole, d’importations et d’exportations de produits agricoles, d’accès au marché et de domaines potentiels de commerce du bétail, de la viande rouge et de la pêche.

50.La Russie développera la coopération avec l’Afghanistan dans les domaines d’intérêt mutuel, en particulier pour promouvoir le développement agricole global de l’Afghanistan, assurer la sécurité alimentaire, faciliter l’exportation de produits agricoles russes et l’accès mutuel aux produits agricoles. La Russie aide ses entreprises à exporter du bétail et des produits agricoles vers l’Afghanistan en fonction des demandes du marché afghan.

51.L’Ouzbékistan continuera à fournir à l’Afghanistan des produits alimentaires, de la farine et des céréales, ainsi que des biens essentiels.

 V. Énergie

Toutes les parties reconnaissent que l’accélération du développement de l’infrastructure énergétique est cruciale pour le développement économique de l’Afghanistan et l’amélioration du niveau de vie, et sont prêtes à déployer des efforts conjoints pour améliorer son infrastructure énergétique.

52.La Chine est prête à poursuivre les discussions avec l’Afghanistan sur les centrales solaires et d’autres projets, en fonction des besoins de l’Afghanistan, des conditions de sécurité, etc.

53.?L’Iran se déclare prêt à augmenter le niveau actuel d’exportation d’électricité vers l’Afghanistan. Il se félicite de la construction de centrales électriques dans le pays et de l’exportation de services techniques et d’ingénierie pour toutes les formes d’énergie, y compris renouvelables.

54.Le Pakistan soutient les projets d’infrastructure énergétique pour l’intégration des pays de la région en termes de développement économique, d’infrastructure et d’amélioration des moyens de subsistance.

55.Le Pakistan travaille sur de méga-projets tels que CASA-1000 et TAPI pour augmenter la coopération énergétique avec l’Asie centrale via l’Afghanistan.

56.La Russie est prête à envisager la réalisation d’une analyse, avec d’autres parties intéressées, de l’infrastructure essentielle de l’Afghanistan (électricité, approvisionnement en eau, réseau routier, etc.)

57.Le Tadjikistan est prêt à assurer la fourniture continue d’électricité à l’Afghanistan à un taux réduit dans le cadre de l’aide à sa reconstruction économique, en particulier aux provinces du Nord et à la capitale, Kaboul.

58.Le Tadjikistan soutient d’autres projets énergétiques multinationaux et a souligné l’importance de l’achèvement du projet CASA-1000, qui servira d’exemple concret d’une plus grande coopération interrégionale et de la connectivité entre l’Asie centrale et l’Asie du Sud.

59.Le Turkménistan a l’intention de continuer à fournir un approvisionnement énergétique fiable aux provinces du nord de l’Afghanistan, en particulier le long de l’itinéraire des lignes électriques Kerki-Shibergan.

60.En outre, le Turkménistan promouvra la réalisation du projet de construction de la ligne de transport d’électricité Turkménistan-Afghanistan-Pakistan (TAP), installée parallèlement au gazoduc TAPI, conjointement avec les parties afghane et pakistanaise. Ce projet constituera une partie importante de l’infrastructure énergétique de l’Afghanistan, l’aidant ainsi sur la voie du redressement économique.

61.L’Ouzbékistan est prêt à accélérer la mise en œuvre du projet de construction de la ligne de transport d’électricité Surkhan-Puli-Khumri.

62.L’Ouzbékistan continuera la fourniture ininterrompue d’électricité à l’Afghanistan, et exprime également sa volonté d’augmenter le volume d’électricité fourni.

63.La partie ouzbèke exprime sa volonté de participer à l’exploration conjointe de minerais et aux projets pour leur développement et leur production.

 VI. Formation de la main d’œuvre

Toutes les parties, reconnaissant qu’un nombre suffisant de talents professionnels et techniques constitue une base importante pour le développement futur de l’Afghanistan, sont prêtes à fournir un soutien à cette fin et appellent les talents afghans exceptionnels à contribuer au développement et au rajeunissement du pays.

64.La Chine s’engage à renforcer sa coopération avec l’Afghanistan en matière de développement des ressources humaines pour la culture des talents dans des domaines clés tels que la gouvernance, la santé, la réduction et l’atténuation de la pauvreté, la prévention et l’atténuation des catastrophes, le commerce et l’investissement.

65.La Chine est prête à travailler avec d’autres voisins de l’Afghanistan pour lui fournir des programmes de formation conjoints.

66.L’Iran a annoncé qu’il était prêt à offrir au peuple afghan des cours de formation bilatéraux ou multilatéraux dans divers domaines tels que la santé et les traitements médicaux, l’autonomie des femmes et des jeunes filles, la formation technique et d’autres domaines nécessaires en Afghanistan ou dans tout autre pays.

67.Le Pakistan a offert à l’Afghanistan une formation technique et de renforcement des capacités dans divers secteurs tels que la santé, l’économie, la banque, l’aviation et les technologies de l’information. Il envisage des bourses d’études positives pour les étudiants afghans.

68.La Russie s’engage à continuer à fournir des bourses aux étudiants civils afghans.

69.Le Tadjikistan continuera à offrir des conditions favorables aux étudiants afghans qui étudient dans ses établissements d’enseignement supérieur, ainsi qu’à attribuer des bourses annuelles aux citoyens afghans.

70.Le Turkménistan continuera à fournir des quotas pour l’éducation des étudiants afghans dans les institutions éducatives du Turkménistan, formant des spécialistes dans les domaines du transport, de l’énergie et de la santé.

71.L’Ouzbékistan a exprimé sa volonté d’organiser des cours pour la formation de spécialistes dans le domaine de l’agriculture et de l’irrigation, sur le modèle du Centre éducatif de Termez.

72.Pour former la jeunesse afghane, l’Ouzbékistan continuera à former du personnel professionnel, à améliorer les compétences des spécialistes et à élargir la liste des professions, sur le modèle du Centre éducatif de Termez.

Toutes les parties appellent la communauté internationale ainsi que les institutions financières régionales et internationales concernées à fournir un soutien financier à la reconstruction et au développement de l’Afghanistan.

 Projets infrastructurels permettant le décollage et le désenclavement de l’Afghanistan ainsi que le développement régional.

 1. Le Corridor ferroviaire des Cinq Nations (Chine, Kyrghisistan, Tadjikistan, Afghanistan, Iran).

Chemin de fer des cinq nations.
Chemin de fer des cinq nations.

Corridor ferroviaire des Cinq États est une proposition de liaison ferroviaire en Asie centrale entre l’Iran à l’ouest, à travers l’Afghanistan, le Tadjikistan, le Kirghizistan, et atteignant la Chine à l’est. Environ la moitié de la longueur du chemin de fer passerait par le nord de l’Afghanistan.

Un accord préliminaire pour la liaison ferroviaire a été signé pour la première fois en 2014, avec des coûts estimés à 2 milliards de dollars US.

En 2007, les travaux ont commencé sur une ligne ferroviaire financée par le gouvernement iranien, reliant Khaf en Iran à la frontière avec Herat en Afghanistan. Cette ligne fait partie de l’itinéraire ferroviaire proposé. Le tronçon entre Khaf et Ghurian (Afghanistan) a été inauguré en 2020. Le projet est soutenu par la Chine et l’Iran qui devient un partenaire commercial de plus en plus important pour l’Afghanistan. La Banque asiatique de développement s’est engagée à financer la section afghane de la ligne.

Source : Mantraya.org


 2. Le chemin de fer trans-afghan (Termez - Mazar-i-Sharif - Peshawar)

Projet de chemin de fer trans-afghan nord-sud allant du Tajikistan au Nord vers le Pakistan au Sud en passant par la capitale afghane de Kaboul.
Projet de chemin de fer trans-afghan nord-sud allant du Tajikistan au Nord vers le Pakistan au Sud en passant par la capitale afghane de Kaboul.

L’Ouzbékistan a lancé la construction d’une ligne ferroviaire transafghane d’un coût estimé à 5 milliards de dollars pour accéder aux principaux ports maritimes du Pakistan, ce qui stimulera la connectivité régionale et le commerce trilatéral.

Lors d’une réunion à Tachkent le 2 février , l’Ouzbékistan, l’Afghanistan et le Pakistan ont convenu d’une feuille de route pour la construction d’un projet ferroviaire de 573 kilomètres de long reliant les trois pays.

Source : Euractiv


 3. Gazoduc TAPI (Turkménistan, Afghanistan, Pakistan, Inde)

Le Gazoduc Turkménistan–Afghanistan–Pakistan–Inde appelé aussi plus simplement gazoduc TAPI est un projet de gazoduc allant des champs gaziers du Turkménistan de Galkynysh vers le Pakistan et l’Inde, en traversant l’Afghanistan.

En voie de construction depuis 2015, son coût total est estimé à 10 milliards de dollars pour une capacité de transport de 33 milliards de m3 par an, sur une longueur d’environ 1 800 km ou 1 840 km.

Le 24 mars 2022, la Banque asiatique de développement (branche de la Banque mondiale), principal bailleur du gazoduc TAPI, a suspendu sa participation au projet disant que ses activités reprendraient une fois que le gouvernement des talibans en Afghanistan serait reconnu internationalement par l’assemblée générale de l’ONU.

Source : Euronews.


 4. Le corridor de transport multimodal Lapis Lazuli.

La Nouvelle Route du Lapis Lazuli reliant la Turquie avec l'Afghanistan.
La Nouvelle Route du Lapis Lazuli reliant la Turquie avec l’Afghanistan.

Le nom de ce corridor de transport provient de la couleur du minéral lapis-lazuli, qui était l’un des principaux articles d’exportation de l’Asie centrale sur les Routes de la soie. Proposé depuis 2012 par l’Afghanistan et concrétisé par l’accord d’Ashgabat de 2017, le projet vise à améliorer les infrastructures et les procédures de transport, notamment par route, rail et mer, entre l’Afghanistan, le Turkménistan, l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie, élargissant ainsi les liens économiques et culturels entre l’Europe et l’Asie. La « Nouvelle Route du Lapis Lazuli » sera reliée au projet turc de corridor du milieu (East-West Trans-Caspian Trade and Transport Corridor).

Source : Ankasam.org


 5. Le système de transport d’électricité CASA-1000

Les lignes pointillées et les cercles bleus indiquent les installations CASA-1000 en cours de construction.
Les lignes pointillées et les cercles bleus indiquent les installations CASA-1000 en cours de construction.

Lancé en mai 2016, le projet Central Asia-South Asia power project (CASA-1000), est un projet de 1,16 milliard de dollars actuellement en construction permettant d’exporter les surplus d’hydroélectricité du Kirghizistan et du Tadjikistan vers l’Afghanistan et enfin vers le Pakistan.

Une fois achevé, il comprendra 1 387 km de lignes de transmission de courant alternatif haute tension et de courant continu haute tension entre le Kirghizistan et le Tadjikistan et du Tadjikistan vers l’Afghanistan et le Pakistan.

Source :
CASA-1000


 6. Interconnexions ferroviaires

Interconnexions ferroviaires à développer. En jaune, les sites minier à exploiter.
Interconnexions ferroviaires à développer. En jaune, les sites minier à exploiter.

Comme le démontre ce schéma, à part les axes Nord-Sud (trans-afghan) et Est-Ouest (5 nations), une grande circulaire intérieure permettra d’intégrer l’ensemble du pays.

Source : ARA


 7. Le Corridor Economique Chine Pakistan

« La Chine (…) s’efforcera d’étendre le corridor économique Chine-Pakistan à l’Afghanistan, (…) pour faire de l’Afghanistan, qui se situe au “cœur de l’Asie”, un pont pour la connectivité régionale », a déclaré en ce sens le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Wang Wenbin, lors d’une conférence de presse en mars 2022.


 8. Un TGV entre Téhéran et Urumqi

En 2015, l’autorité chinoise des chemins de fer a proposé un chemin de fer à grande vitesse de la Route de la soie reliant la région nord-ouest du pays à l’Asie occidentale via l’Asie centrale, un plan qui, selon elle, permettrait de résoudre le problème de connectivité transfrontalière lié aux différentes normes ferroviaires.

L’itinéraire proposé part des villes chinoises d’Urumqi et de Yining pour rejoindre Almaty au Kazakhstan, puis Bishkek au Kirghizstan, Tashkent et Samarkand en Ouzbékistan, Ashgabat au Turkménistan, avant de se fondre dans le réseau d’Asie occidentale via Téhéran, en Iran.

Source : China Daily

  Le sommet de Tunxi, un nouveau départ pour l’Afghanistan

Le 31 mars à Tunxi.
Le 31 mars à Tunxi.

Dans un article publié le 3 avril 2022 par le quotidien chinois Global Times, Lan Jianxie, analyste de l’Institut chinois des relations internationales, souligne le caractère historique du sommet de Tunxi.

Dans le contexte de la crise ukrainienne en cours, la troisième réunion des ministres des Affaires étrangères des pays voisins de l’Afghanistan, organisée fin mars à Tunxi, dans la province de l’Anhui, à l’est de la Chine, apporte un rayon de lumière à un horizon international nuageux.

Les ministres des Affaires étrangères ou de hauts représentants de Chine, d’Iran, du Pakistan, de Russie, du Tadjikistan, du Turkménistan et d’Ouzbékistan étaient au rendez-vous. Se tenaient simultanément le Dialogue des ministres des Affaires étrangères des « Pays voisins de l’Afghanistan plus l’Afghanistan », ainsi qu’une réunion du mécanisme de consultation « Chine - Etats-Unis - Russie + » sur la question afghane.

Les parties ont rédigé une « Déclaration conjointe de la troisième réunion des ministres des Affaires étrangères des pays voisins de l’Afghanistan », ainsi que « L’initiative de Tunxi des pays voisins de l’Afghanistan en soutien à la reconstruction économique et la coopération concrète avec l’Afghanistan » (voir ci-dessous).

À en juger par le résultat, ces réunions s’apparentent à une démonstration collective des voisins de l’Afghanistan faisant de leur mieux, mettant en commun leurs ressources et se coordonnant pour accroître leur soutien et leur assistance à l’Afghanistan. Après que les États-Unis et l’OTAN eurent achevé le retrait précipité de leurs troupes d’Afghanistan en août 2021, le pays est entré dans une période de transition, tentant de mettre fin au chaos et de rétablir sa gouvernance.

Les pays voisins de l’Afghanistan doivent non seulement faire face à l’effet collatéral du gâchis afghan laissé par l’OTAN, dirigée par les États-Unis, mais ils ont également aidé à nettoyer ce gâchis.

Le consensus en huit points atteint en cette occasion sur la question afghane, est un recueil de toutes les mesures, idées et suggestions des voisins de l’Afghanistan, en termes de soutien à la paix et à la reconstruction de ce pays. Il reflète la position politique commune partagée par les voisins de l’Afghanistan. Toutes les parties se sont engagées à soutenir la reconstruction économique de l’Afghanistan dans des domaines tels que l’aide humanitaire, la connectivité, l’économie et le commerce, l’agriculture, l’énergie et les capacités de construction.

Ils ont également annoncé le lancement d’un mécanisme de consultations régulières entre les envoyés spéciaux des pays voisins à Kaboul, autour de trois groupes de travail : politique et diplomatie, économie et humanitaire, sécurité et stabilité, afin d’assurer le suivi des résultats des réunions des ministres des Affaires étrangères des pays voisins de l’Afghanistan. Cela démontre pleinement l’attente des pays voisins de l’Afghanistan pour qu’il réintègre la famille asiatique en tant que membre à part entière de la communauté internationale.

Cette série de réunions aborde par exemple les efforts collectifs, la coordination et la coopération, l’ouverture et l’inclusion, s’intéressant à la fois aux symptômes et aux causes profondes des problèmes, sans oublier le pragmatisme et la responsabilité. Elle est devenue une exploration efficace pour résoudre les points chauds régionaux et internationaux avec des arrière-plans historiques complexes. Cette approche, qui n’a rien à voir avec les jeux géopolitiques, se concentre uniquement sur la coopération pragmatique. Elle prône l’égalité et le volontariat plutôt que l’affrontement. Pas de discours creux de haut niveau, mais des résultats concrets. Il ne s’agissait pas de diviser le monde en différents camps, mais de renforcer la connectivité régionale.

Cela contraste fortement avec le pseudo-multilatéralisme qui conspire pour nuire à d’autres pays et attiser les tensions par la « diplomatie à huis clos ».

Après 20 ans de guerre en Afghanistan, les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN ont complètement abandonné le peuple afghan, refusé de maintenir une communication constructive avec son gouvernement intérimaire, gelé et confisqué les avoirs de son peuple et tenté de renier leur responsabilité concernant la paix et la reconstruction en Afghanistan.

Un tel comportement est totalement inacceptable, tant au regard de la morale que du droit international. Certains politiciens américains ont même affirmé sans vergogne que la raison pour laquelle les États-Unis ont abandonné l’Afghanistan, au mépris de leurs engagements, est qu’ils doivent arrêter l’hémorragie et préserver leur force nationale pour mieux concentrer leur énergie et leurs ressources à contenir la Chine. Ce calcul géopolitique égoïste a totalement détruit l’image des États-Unis en tant que « puissance bienveillante », pourtant claironnée par les politiciens.

À l’heure actuelle, la reconnaissance diplomatique est une préoccupation majeure pour le gouvernement intérimaire afghan et une préoccupation commune pour la communauté internationale. C’est aussi l’une des attentes du peuple afghan après des années de guerre et de chaos.

En tant que voisin traditionnellement ami de l’Afghanistan, la Chine a toujours cru que ce pays ne devrait pas devenir un État défaillant, et encore moins être exclu de la communauté internationale. L’Afghanistan a souffert pendant de nombreuses années et a pris du retard sur le reste du monde en matière de développement. Cette situation ne devrait pas perdurer.

D’un point de vue rationnel, avoir un gouvernement stable et fonctionnel est un élément essentiel de l’aide de la communauté internationale à l’Afghanistan, afin qu’il puisse surmonter la crise humanitaire, fournir à sa population des services publics de base et lancer le processus de reconstruction nationale.

Depuis 20 ans, les États-Unis et l’OTAN causent des ravages en Afghanistan, ne laissant derrière eux que des catastrophes humanitaires. La communauté internationale devrait s’atteler à résoudre le désastre humanitaire en Afghanistan, commencer à reconstruire le pays pour l’empêcher de redevenir un refuge pour les extrémistes terroristes violents, en donnant au gouvernement intérimaire afghan l’occasion de servir son peuple et en offrant à ses citoyens les moyens de prendre en main son propre avenir, et explorer une voie de développement adaptée aux conditions du pays.

Sur le chemin du retour de l’Afghanistan dans la communauté internationale dominante et de la reprise d’un développement pacifique et de relations de bon voisinage, Tunxi est sans nul doute une étape importante.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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