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A propos du livre Finance, Climat, Réveillez-vous !

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A propos du livre Finance, Climat, Réveillez-vous ! Anne Hessel, Jean Jouzel, Pierre Larrouturou, Editions Indigène, Octobre 2018.

Ce qui est en jeu, ce n’est pas l’avenir de la planète, mais l’avenir de notre humanité.

Tel est le ton donné dès les premières pages de l’ouvrage coécrit par Anne Hessel, fille de l’ancien résistant Stéphane Hessel, Jean Jouzel, le climatologue ancien vice-président du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), et l’économiste Pierre Larrouturou.

Malgré ce que laisseraient supposer son titre et son contenu, ce n’est apparemment pas une publication des Témoins de Jéhovah.

Cependant, au vu de la crise économique et de la confusion d’idées dans laquelle se trouve notre société, les fausses solutions qu’il présente risquent pareillement de désorienter ceux qui s’interrogent honnêtement sur l’évolution de celle-ci depuis qu’a commencé en France la révolte des Gilets jaunes.

Quelques jours avant la sortie de ce livre, le GIEC publiait un rapport annonçant que si l’humanité ne réduisait pas tout de suite ses émissions de gaz carbonique (CO2) nous aurions un réchauffement climatique qui pourrait nous propulser, dès 2030, à 1,5 °C de plus que la température moyenne de 1850. Insinuant qu’il est peut-être déjà trop tard pour empêcher cela, le rapport énonce toute une série de catastrophes qui ne manqueront pas de s’ensuivre.

Selon notre trio qui partage les conclusions du GIEC, cette crise climatique constituerait un aspect d’une crise globale, dont l’autre expression serait une crise économique et financière pire que celle de 2008 et pouvant éclater à tout moment. Ils en concluent que cette double crise ne peut être résolue qu’en investissant massivement dans les énergies renouvelables (ENR) intermittentes, c’est-à-dire essentiellement des panneaux solaires et des éoliennes, ainsi que dans les économies d’énergie.

A cette fin, ils envisagent un vaste « Pacte européen écologie-emploi », lequel, s’inspirant du New Deal de Franklin Roosevelt et du programme Apollo de John Kennedy, mobiliserait 1000 milliards d’euros par an (création d’une banque dédiée à l’environnement, budget européen financé par un impôt fédéral écologique de 5 % sur les bénéfices des sociétés, taxe carbone inscrite dans un traité européen, etc.) pour créer des millions d’emplois « verts » en Europe ainsi qu’en Afrique.

Comme beaucoup de plumitifs français, Larrouturou a non seulement du mal à présenter des idées nouvelles sans les copier sur d’autres, mais la copie est bien souvent une caricature incompétente de l’original. Il se présente dans ce livre comme l’un des cinq économistes cités par Marianne qui avaient annoncé la crise financière de 2008. A cette époque, tout le monde semblait cependant frappé d’amnésie : lors de la présidentielle de 1995, Jacques Cheminade avait été le seul candidat à faire le bon diagnostic de la crise qui allait se produire, mais personne, à part Jean-François Kahn dans certains moments de distraction, ne se permettait de citer ouvertement Cheminade...

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A partir de 2008, Larrouturou s’empara de l’image de Franklin Roosevelt mettant Wall Street au pas. Sans doute avait-il lu l’ouvrage publié par Cheminade en 2000, Roosevelt, Monnet, de Gaulle, reprendre leur combat.

Il serait toutefois exagéré de dire que Larrouturou reprit leur combat. Tout d’abord parce qu’il considère que la spéculation financière pose un problème simplement parce qu’elle détourne le crédit de l’économie réelle et qu’il croit pouvoir en limiter les effets en taxant 5 % des bénéfices des entreprises qu’on réinjecterait dans l’économie « verte ».

Roosevelt savait que pour faire le New Deal, il fallait une séparation nette entre le crédit et la spéculation pour briser cette dernière. D’où la loi Glass-Steagall sans laquelle rien n’aurait été possible. De même qu’aujourd’hui, toute politique pour résoudre la crise mondiale devra passer impérativement par des accords entre nations pour rétablir une véritable séparation bancaire (voir le projet de proposition de loi de S&P).

Loin de là, Larrouturou semble avoir pris le parti de ne pas trop importuner les milieux financiers et de jouer la dame patronnesse auprès de leurs victimes. La preuve ? Même Laurence Parisot, ancienne présidente du MEDEF, et Pascal Lamy, ancien directeur général de l’OMC, soutiennent son plan.

Par ailleurs, le New Deal de Roosevelt reposait sur les moyens techniques et scientifiques les plus avancés de son époque pour produire une énergie abondante et bon marché, condition sine qua non pour répondre aux besoins colossaux des grands projets d’équipement de la nation. C’est de là qu’est venu le programme des grands barrages de la vallée du Tennessee (TVA), emblématiques de cette approche.

A l’opposé, Larrouturou et ses associés rejettent l’énergie la plus avancée de notre époque, l’énergie nucléaire, au moment où l’Afrique, aidée de la Chine, accélère son développement.

Les ENR, quant à elles, constituent un gigantesque retour en arrière car elles nécessitent une très grande quantité de matière (donc de grandes activités minières) pour produire relativement peu d’énergie.

Lancer un grand programme de panneaux photovoltaïques pour le Sahel, comme le proposent Hessel, Jouzel et Larrouturou, ne pourrait produire qu’un immense gaspillage en terme de ressources naturelles et de grands dégâts environnementaux dans les régions minières, comme Guillaume Pitron l’a méthodiquement démontré dans son livre, La guerre des métaux rares. La face cachée de la transition énergétique et numérique.

Si Larrouturou était réellement préoccupé par le sort des Africains, il soutiendrait, tout comme Cheminade, le projet Transaqua pour remettre en eau le lac Tchad en détournant 5 % des eaux du fleuve Congo, ce qui permettrait de reverdir le désert. Ne serait-il pas plus écologique de remplacer les déserts par des forêts, plutôt que d’y planter des panneaux de silicium à courte durée de vie ?

A vrai dire, les trois auteurs ont une vision assez étonnante de la situation en Afrique et du problème des migrants. A les lire, on pourrait croire que si les Africains sont obligés de migrer, c’est essentiellement à cause du réchauffement climatique. Ah bon ? Ont-ils oublié que la misère a été imposée sur ce continent depuis des décennies par les politiques d’ajustement structurels du FMI ? Par la mise sous tutelle financière de 14 pays africains par un pays étranger, la France, à travers une monnaie qu’elle contrôle, le franc CFA ? Ont-il également oublié le rôle auquel a participé leur propre pays pour renverser des gouvernements souverains et entretenir ainsi le terrorisme facteur de migrations ? L’assassinat de Kadhafi n’est pourtant pas si lointain dans les mémoires, et ses conséquences encore moins...
Oui, me direz-vous, mais que devient le climat dans toutes ces considérations économiques et politiques ?

Il semblerait que Jouzel soit aussi rigoureux en climatologie que Larrouturou en économie. L’un des points forts de sa démonstration, repose sur l’affirmation sans cesse rappelée dans les médias, que le débat scientifique serait tranché depuis longtemps, et que la quasi-unanimité des experts reconnaîtraient que les activités humaines émettrices de gaz à effet de serre réchaufferaient le climat. Pour Jouzel, cette culpabilité humaine serait connue depuis les années 1970, mais le poids des lobbies nous aurait fait perdre des décennies. Comme ceux de plus de 60 ans devraient s’en souvenir, à cette époque les médias occidentaux nous disaient pourtant que l’industrie humaine allait produire un refroidissement climatique, en donnant la parole à de nombreux experts de l’époque aussi convaincus de leur fait que ceux d’aujourd’hui du leur. Jouzel serait-il si âgé qu’il ait perdu la mémoire à ce point ?

Ecoutons-le :

(…) les premiers messages d’alerte (…) datent du début des années 1970. "Les dirigeants du monde entier ont exprimé leurs préoccupations face aux indications d’un possible changement climatique à long terme. Le secrétaire d’Etat Kissinger propose que ce problème fasse immédiatement l’objet d’investigations." Ce télégramme daté du 8 mai 1974 fait référence à la 6° session spéciale de l’Assemblée générale des Nations unies, au cours de laquelle Henry Kissinger s’est officiellement emparé du problème.

On notera au passage que l’expression « changement climatique » mentionnée ci-dessus permet à Jouzel de suggérer que c’est de réchauffement dont il était question à l’époque. Mais intéressons-nous plutôt à l’année en question et au personnage mentionné.

C’est précisément en 1974 qu’Henry Kissinger écrivit son tristement célèbre National Security Study Memorandum 200 (NSSM-200) à l’attention de l’Administration américaine. Selon ce document confidentiel mais déclassifié depuis 1991, la croissance démographique dans les pays en voie de développement constituerait une « menace » stratégique pour les Etats-Unis et tout l’Occident, dans la mesure où ces pays pourraient décider d’utiliser leurs ressources, notamment le pétrole et le gaz naturel, pour leur propre développement économique. Kissinger y recommandait toute une série d’opérations politiques et économiques, allant du changement de régime au chantage à la dette, pour empêcher ce développement économique. Ces recommandations furent suivies.

Il suggérait aussi d’utiliser l’ONU pour promouvoir l’idée d’une explosion démographique dans ces pays, car un tel message, venant ouvertement des pays occidentaux, aurait pu – à juste titre – passer pour colonialiste.

C’est également à cette époque que le Club de Rome lança son manifeste Halte à la croissance. Pour ces milieux, tous les prétextes sont bons pour justifier « scientifiquement » des politiques de sous-développement sur les anciennes colonies. L’idée de présenter le développement comme une menace pour le climat pouvait sembler séduisante...

Dans les 40 années suivantes, ces politiques fonctionnèrent à merveille. Cependant, en 2013 le président chinois Xi Jinping lança son Initiative une Ceinture une Route (les Nouvelles Routes de la soie) qui propose de vastes projets d’infrastructures et d’interconnexions entre pays pour permettre un développement mutuel à l’échelle planétaire. Une centaine de nations l’ont déjà rejointe. Depuis quelques années, des projets spectaculaires ont déjà changé la face de l’Afrique, comme la ligne de chemin de fer Mombasa – Nairobi ou celle entre Djibouti et Addis-Abeba. C’est dans ce contexte que l’étude de faisabilité du projet Transaqua a enfin trouvé un financement.

L’ancien monde de l’austérité financière et écologique pourrait bientôt disparaître.

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  • Pierre Curie • 23/12/2018 - 21:08

    Voir cet excellent article sur CO2 émit par Pologne, Allemagne et France http://www.world-nuclear-news.org/Articles/Viewpoint-There-is-no-Holy-Grail-of-energy
    Par énergie produite, l’Allamagne émet 10 fois plus de CO2 que la France, alors que c’est l’Allemagne qui a massivement investi des sommes astronomiques (250 milliards d’Euros) dans des énergies intermittentes qui doivent nécessairement être accompagnées de central autre (au charbon en ce moment) : résultat, l’Allemagne sait pertinemment qu’elle ratera la cible 2020... sans compter que le coût de l’électricité y est nettement plus cher ! Pour diminuer ses émissions, elle devrait aller au gaz naturel ou, plus intelligemment, revenir au nucléaire.

    C’est en France que le coût est le plus bas, grâce au nucléaire (zéro émission). Et comme le mentionne l’auteur, l’éolien est devenu un instrument financier, garantissant du profit garanti à ses investisseurs aux dépens des contribuables plutôt qu’un investissement physique rationnel. Le lobby du vent réussi même a imposé à la France la construction d’éolien ’offshore’ qui coûtera x5 le prix de celui du nucléaire.

    Il est temps d’en finir avec les campagnes de peur idéologique des anti nucléaires la plupart du temps basé sur des représentations biaisées, jouant sur l’émotion et l’ignorance ; sans compter que l’Asie, mené par la Chine, investi massivement et avance à grande vitesse dans les nouvelles technos du nucléaire.

    Répondre à ce message

  • Daniel MENUET • 21/12/2018 - 17:26

    Conférence Gilet Jaune le Jeudi 20 Décembre à Bordeaux hangar 14 :
    réunion sur le RIC avec Etienne Chouard et le Pacte Finance Climat animé par 2 représentantsde La Larrouturou
    Le Pacte Finance : "la taxe carbone n’est pas nécessaire, la BCE peut créer l’argent pour la transition écologique, L’europe, L’europe, L’europe ..."
    Je vous laisse imaginer 400 Gilets Jaunes dans la salle, avec une première question sur le fait que la BCE est indépendante des gouvernements, donc on ne peut pas compter sur elle. Il faut qu’il y ait un contrôle de la Monnaie (ce qu’Etienne Chouard rappela ultérieurement). les réponses ne furent pas à la hauteur.
    A chaque fois que l’Europe était évoquée, la salle répondait avec une certaine idée de la France et de son envie de changer le monde comme cela fut le cas quand Etienne Chouard enfila un Gilet Jaune pour nous dire de travailler à être capable chacun d’écrire la constitution Française.
    le sujet du contrôle des Médias (sous influence financière) et du contrôle de la Monnaie a été réellement sous tendant beaucoup de questions.
    à nous de construire l’avenir et surtout de participer à ce chantier.

    Répondre à ce message

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Si le monde est réduit aux seules énergies renouvelables, qui par leur faible densité et leur caractère intermittent permettent de produire beaucoup moins que les combustibles fossiles et le nucléaire, la capacité d’accueil de la Terre se réduira brutalement à un milliard d’êtres humains !

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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