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Waco et le FBI

Le 19 avril 1993, le FBI menait un assaut contre la ferme d’une secte religieuse les davidiens à Waco (Texas), au cours duquel 86 personnes, dont de nombreux enfants, ont péri dans les flammes. Le FBI avait affirmé que c’étaient les membres de la secte eux-mêmes qui avaient mis le feu à la ferme, mais de nouveaux éléments indiquent le contraire :

  • Le 25 août, le FBI a admis pour la première fois avoir utilisé à Waco des grenades lacrymogènes inflammables. Lors d’une conférence de presse tenue le lendemain, la ministre de la Justice Janet Reno, visiblement contrariée, a précisé qu’au cours de leurs entrevues, le FBI avait toujours démenti l’utilisation de tels engins.
  • Dans une note adressée à Janet Reno, Bill Johnson, procureur général adjoint de la Justice au Texas, affirme être en possession de documents indiquant que le FBI et certaines sections du département de la Justice (DOJ) auraient pu dissimuler des informations sur l’utilisation de gaz militaires inflammables au cours de l’assaut à Waco.
  • Selon certains témoinages, des éléments des forces spéciales militaires étaient présents à la ferme, déployés en coordination avec le commandement des opérations spéciales du Pentagone.
  • Le 1er septembre 1999, des officiers fédéraux ont saisi au quartier général du FBI une cassette vidéo tournée pendant l’assaut, dont le FBI avait jusqu’à présent nié l’existence. Il semblerait que sur la bande son, un agent du FBI demande l’autorisation de tirer ces grenades militaires.

La ministre de la Justice a nommé l’ancien sénateur républicain John Danforth enquêteur spécial chargé d’enquêter sur ces accusations. Il devra notamment déterminer s’il y a eu suppression d’informations, déclarations mensongères, utilisation d’engins inflammables, déploiement illégal de forces armées, etc.

Si les dirigeants du Congrès organisent des auditions sur toute cette affaire, les républicains chercheront surtout à en faire porter toute la responsabilité par Janet Reno et la Maison Blanche. En réalité, c’est le FBI et la « bureaucratie permanente » du DOJ en place depuis des années, et notamment le ministre adjoint Mark Richard, qui sont responsables du carnage à Waco.

En effet, l’enquête sur les davidiens avait été lancée en juin 1992, pendant la présidence de George Bush, sur la base d’accusations non fondées selon lesquelles la secte « maltraitait les enfants », disposait d’un « vaste dépôt d’armes » et avait commis des crimes liés au trafic de drogue.

Les policiers ont commencé les préparatifs de l’assaut des mois avant l’entrée en fonction du président Clinton (à la mi-janvier 1993). Quelques jours avant la cérémonie d’inauguration présidentielle, un poste de commandement avait été créé et l’autorisation était donnée pour utiliser de l’équipement militaire, notamment des chars blindés. Le 28 février 1993, des agents de l’ATF (organisme de contrôle de l’alcool, du tabac et des armes à feu) ont tenté de prendre d’assaut la ferme des davidiens et, au cours de la fusillade, quatre de ces agents furent tués. C’est alors que le DOJ et le FBI ont pris l’opération en main. Dans les premiers mois de 1993, Janet Reno et les autres membres du nouveau gouvernement découvraient seulement les dossiers. C’est Mark Richard, au DOJ depuis 1967, qui dirigeait les opérations. Il s’est rendu à Waco à deux reprises avant l’assaut, informant chaque fois la ministre de la situation. C’est lui qui a finalement persuadé Janet Reno d’autoriser le FBI à utiliser des gaz alors qu’elle y était opposée au départ en jouant notamment sur le sort des « enfants maltraités », accusations qui se sont révélées fausses par la suite.

Pourtant, lors des auditions sur Waco à la Chambre des représentants en juillet 1995, Mark Richard était resté très discret. Certains membres de la commission prétendaient ne pas le connaître, d’autres hésitaient à l’interroger, attitude reflétant les craintes qu’inspire la bureaucratie permanente du DOJ parmi les élus américains. En matière de politique intérieure, on peut dire que le DOJ dispose de davantage de pouvoirs que tout autre organisme gouvernemental. Mark Richard a pratiquement inventé la catégorie des « crimes en col blanc », ce qui lui a permis de cibler de nombreux élus en les poursuivant sous prétexte de « corruption ». En outre, Richard est officiellement chargé des liaisons du DOJ avec le Conseil de sécurité nationale, le département d’Etat et la CIA.

Mark Richard et Jack Keeney, les deux hauts fonctionnaires ayant le plus d’ancienneté au DOJ, illustrent bien le problème de corruption et d’abus qui entache le système judiciaire américain. Outre le désastre de Waco, ils sont encore responsables des abus suivants :

  • John Demjanjuk, un travailleur retraité de l’industrie automobile, a été condamné à mort et a failli être exécuté sur la base de faux éléments de preuve, présentés en toute connaissance de cause par le DOJ.
  • L’« opération Frühmenschen » dans le cadre de laquelle le FBI tentait délibérément de pousser des élus afro-américains à commettre des délits afin de les poursuivre ensuite.
  • Le meurtre de la femme et des enfants de Randy Weaver lors d’un assaut dans l’Idaho en 1992.
  • La descente du FBI à Leesburg (Virginie) contre des bureaux de sociétés liées au mouvement politique de Lyndon LaRouche. Le FBI préparait également un assaut contre la résidence de LaRouche. Par la suite, un procès politique, basé sur des accusations montées de toute pièce, a été ouvert contre LaRouche et certains de ses collaborateurs, dont trois se trouvent toujours en prison. Selon l’ancien ministre américain de la Justice Ramsey Clark, l’« affaire LaRouche » représentait, à sa connaissance, le cas le plus flagrant de ruses délibérées et de malversations systématiques, menées sur une longue période de temps et utilisant le pouvoir du gouvernement fédéral.
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Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May 2020
Feuille de route S&P
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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours des élections présidentielles précédentes, de 2012 et 2017, nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
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En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
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Jacques Cheminade
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