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Argentine : un homme du FMI en prison

La communauté financière internationale a été interloquée d’apprendre le 3 avril que l’ancien ministre argentin des Finances, Domingo Cavallo, avait été arrêté à Buenos Aires, accusé de ventes illégales d’armes à l’Equateur et à la Croatie entre 1991 et 1995, sous la présidence Carlos Saul Menem.

Dans la matinée du 3 avril, avant de se rendre à Washington pour participer à la conférence de la Commission trilatérale, Cavallo s’était présenté devant le juge fédéral Julio Speroni pour répondre à quelques questions sur cette affaire. Or le juge Speroni a fait procéder à son arrestation pour « contrebande aggravée » et l’a fait incarcérer à la prison de la Gendarmerie nationale. En raison de « nouveaux éléments » qui ont été produits et de l’étendue de l’activité illégale dont Cavallo pourrait être accusé (en tant que ministre des Finances, il était responsable du Bureau national des douanes qui aurait supervisé la contrebande d’armes), le juge a estimé qu’il ne pouvait, en toute bonne conscience, laisser Cavallo repartir librement. En vertu de décrets présidentiels secrets autorisant la contrebande, signés par Cavallo, 6 500 tonnes d’armes provenant des stocks d’armes de l’Etat argentin ont été envoyées en Equateur et en Croatie. Ces armes étaient officiellement destinées au Panama et au Venezuela.

Le 9 avril, Speroni a placé Cavallo en détention préventive, a gelé ses 900 000 dollars d’avoirs et l’a officiellement accusé de « contrebande aggravée ». Cela signifie qu’il restera en prison jusqu’au jour de son procès et risque jusqu’à 12 ans de prison. Le juge a rejeté les requêtes des avocats de Cavallo demandant sa libération.

Ce n’est cependant pas la seule affaire pour laquelle l’ancien ministre des Finances est mis en examen. Le 25 avril, il devra passer devant le juge Jorge Ballestero, qui enquête sur les activités criminelles liées au « méga-swap » de 30 milliards de dollars de la dette argentine en juin 2001, une opération personnellement supervisée par Cavallo et son conseiller, David Mulford, du Crédit suisse. Ballestero, qui enquête depuis des années sur le caractère illégitime de la dette extérieure argentine, a reçu une montagne de documents de la part de législateurs péronistes et du parti ARI (Alternativa para une Republica de Iguales), accusant Cavallo de « trahison » pour avoir orchestré une opération financière indéniablement contraire aux intérêts nationaux de l’Argentine. En raison des termes usuraires du swap - les obligations ont été échangées à un taux d’intérêt moyen de 15,3 % alors que le taux moyen des obligations au départ était de 7 % -, l’Argentine devra verser, durant les trente ans de la durée du swap, 52 milliards de dollars d’intérêts supplémentaires.

L’arrestation de Cavallo a été bien accueillie par de nombreux Argentins, pour qui il incarne l’idéologie libre-échangiste du Fonds monétaire international qui a dévasté l’économie autrefois productive du pays, jetant presque la moitié de ses 37 millions de concitoyens dans la misère. Londres et Wall Street craignent que l’arrestation de l’ancien ministre des Finances ne remette en question les politiques usuraires mises en oeuvre depuis 1991. Le 4 avril, le New York Times a publié un article de l’anglophile Rosendo Fraga, qui estime que l’arrestation de Cavallo fait partie d’une vaste campagne gouvernementale consistant à « s’en prendre aux banques et aux investisseurs étrangers » de manière « à créer une diversion » par rapport à l’effondrement actuel.

Actuellement, le FMI exige comme condition pour l’octroi de nouveaux crédits, que le président argentin Eduardo lève les derniers obstacles au pillage de son pays par les milieux financiers. De plus, il exige une réforme de la loi sur les faillites, jugeant que la loi actuelle est trop clémente envers les débiteurs et ne respecte pas assez les droits des « créanciers ». Le FMI souhaite aussi que la loi sur la subversion économique, en vertu de laquelle certains des amis banquiers de Cavallo ont été arrêtés, soit abrogée. Ces deux lois - tout comme l’arrestation de Cavallo - prouvent en effet que l’Argentine n’offre pas de « sécurité juridique » aux étrangers.

L’arrestation de Cavallo risque d’entraîner une nouvelle action en justice contre l’ancien président Carlos Menem et d’autres, qui ont été arrêtés l’année dernière et accusés d’être impliqués dans des ventes illégales d’armes à la Croatie et à l’Equateur, mais relâchés pour « manque de preuves ». L’avocat Ricardo Monner Sans, qui avait engagé les poursuites, attend maintenant de voir s’il y aura de nouveaux éléments dans l’affaire au cas où Cavallo décide, au-delà de sa propre défense, d’impliquer d’autres personnes.

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Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May
Feuille de route S&P
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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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