Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

10 avril - Les perspectives prometteuses d’une coopération Chine-Mexique-Argentine Lire 9 avril - La Russie espère rouvrir un dialogue avec les Etats-Unis Lire 8 avril - Le Pakistan au coeur des Nouvelles Routes de la soie Lire
AccueilÀ répartirArticles variés
Articles variés

Vous avez dit « racaille » ?

par Benoit Chalifoux

Cet article a été exceptionnellement tiré du journal Nouvelle Solidarité (n° 14, 28 juillet 2006).

Nicolas Sarkozy a promis à plusieurs occasions de débarrasser la France de sa « racaille » afin d’améliorer, selon lui, la sécurité de ses citoyens. Il a également décidé de faire la chasse aux démons étatiques qui sont responsables, selon lui, du marasme économique de notre pays.

C’est dans cet esprit qu’il avait commandé, alors qu’il était ministre de l’Economie, un rapport sur les moyens permettant de faire face à la crise de l’emploi. Ce rapport, intitulé Le sursaut, vers une nouvelle croissance pour la France et rédigé sous la direction de l’ancien directeur du Fonds monétaire international Michel Camdessus, est aujourd’hui notoire pour avoir servi d’inspiration aux nouveaux « contrats » d’embauche, les CNE et CPE. Ce dernier a été rejeté, comme chacun le sait, avec vigueur par la jeunesse de notre pays au printemps 2006. Mais ce n’est pas tout.

Ce rapport, que Sarkozy a décrit comme son « livre de chevet », n’est rien d’autre qu’un manifeste ou une déclaration de guerre contre l’Etat français par la Synarchie, un groupe sélect de financiers voyous historiquement associés au corporatisme des années 20 et 30. L’un des co-auteurs de ce rapport est un certain Bertrand Badré, ancien inspecteur des finances et associé gérant chez Lazard Frères. (Il a été auparavant, selon la revue Banque, « assistant director (sic) chez Lazard Brothers & Co à Londres (1999/2000), director (sic) chez Lazard Frères à New York (2000/2002) » et représentant personnel adjoint du Président de la République pour l’Afrique.) Cette auguste maison bancaire a téléguidé la vague de fusions-acquisitions qui a déferlé sur le monde depuis un quart de siècle : ce qui a permis de regrouper, puis de livrer à un infime groupe de financiers, les leviers de commande dans les secteurs de l’énergie, de l’acier, de l’eau et autres matières premières, ainsi que ceux de l’industrie de transformation et des services essentiels.

« Je meurs de soif auprès de la fontaine »

Camdessus et Badré sont également co-auteurs d’Eau, un livre publié en 2004 chez Robert Laffont. Leur thèse : arracher des mains de l’Etat le développement et la gestion de services publics comme l’eau, domaine dorénavant réservé à des groupes financiers privés.

C’est d’ailleurs là l’une des principales obsessions de Badré. Dans un article rédigé pour le compte de l’Association d’économie financière, intitulé « Je meurs de soif auprès de la fontaine », il affirme hypocritement que l’eau douce est disponible en quantité abondante sur terre mais que les Etats manquent de moyens pour financer les réseaux de traitement et de distribution au bénéfice des populations mal desservies. Ainsi, après avoir asséché depuis plusieurs décennies les sources de revenu de l’Etat au profit de la dérégulation financière, les synarques proposent, par la bouche de Badré, de « mettre le local au coeur du dispositif », de développer l’eau en ayant « recours à l’investissement privé, grâce à l’utilisation de la panoplie des divers instruments financiers ».

Les défauts de ce « dispositif » furent toutefois récemment révélés au grand jour lorsque le président argentin Nestor Kirchner se vit obligé de rompre, au printemps 2006, le contrat accordé par l’ex-président Carlos Menem à Aguas Argentinas, filiale de Suez, pour la gestion de l’eau. Après l’éclatement, ces dernières années, de la bulle financière générée par la ruée des « investisseurs internationaux » sur les nouvelles entreprises privatisées en Argentine, Suez fut amenée à exiger des augmentations de tarifs de 40 %, malgré la mauvaise qualité de l’eau fournie à la population de ce pays et la misère qui s’est abattue sur elle.

La haine de l’Etat

C’est cette même alliance de cartels et de banques qui promeut en France les attaques contre les valeurs de la cinquième République, valeurs inspirées des programmes du Conseil national de la résistance du 11 mars 1944 et du Front populaire. Lors d’une « table ronde sur la carence de réformes de l’Etat » qui s’est tenue le 19 octobre 2005 à la Maison des Polytechniciens, Badré a déclaré que cela fait vingt ans que les Français croient que l’on fait de la rigueur alors qu’il n’en est rien !

Ainsi la misère qui hante les personnes âgées, les millions de patients frappés par les infections nosocomiales dans des hôpitaux sous financés, les 10 % d’illettrés fonctionnels qui sortent de lycées à la dérive, faute de moyens budgétaires, les centaines de milliers de sans abris victimes de la spéculation immobilière, tout cela n’aurait été qu’illusion ! Il faut que l’Etat dérégule plus, laissant l’économie entière aux mains des pirates de la finance, et qu’il réduise encore plus ses ressources budgétaires.

Mais la dérégulation qui a été entérinée par nos gouvernements à l’égard des institutions financières au cours de la même période a conduit, parallèlement, à l’enrichissement éhonté d’une petite clique de privilégiés, à la multiplication de bulles spéculatives qui menacent d’éclater à tout moment. Face à l’imminence d’une déferlante de faillites de hedges funds et de banques étroitement associées à cette orgie spéculative, les synarques ont tout simplement décidé de passer à la phase ultime, c’est-à-dire la phase fasciste : ils entendent désormais s’allier à des technocrates complices à l’intérieur des institutions de l’Etat et renflouer l’ensemble du système bancaire en imposant, sur le dos des populations, une austérité renforcée.

C’est dans cet esprit que Badré a proposé, lors de cette table ronde, de mettre en oeuvre huit axes d’action prioritaire pour faire face au problème de la faillite (non encore officiellement reconnue) du système financier : 1) resserrer les structures gouvernementales ; 2) diminuer le nombre de fonctionnaires ; 3) réduire le nombre d’échelons administratifs entre les collectivités locales, l’Etat et l’Europe ; 4) mettre en oeuvre la loi organique relative aux lois de finances ; 5) généraliser la contractualisation ; 6) rétablir l’ » équité » dans les transferts publics ; 7) avoir une « réelle discipline budgétaire » et 8) généraliser la contrainte budgétaire à l’ensemble des services publics et collectivités locales. De quoi faire rougir Pierre Laval, auteur de la politique de déflation salariale de 1935 et propriétaire, à l’époque, d’un puissant cartel de médias écrits et radiophoniques. Rappelons que Laval finit par devenir le chef du gouvernement de Pétain sous l’occupation de la France par les nazis.

Face à ces fâcheux précédents historiques, et prenant en compte la gravité de la crise financière et économique, nous exigeons de Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss Kahn et Ségolène Royale qu’ils dévoilent l’identité de tous leurs conseillers en matière économique et financière pour la campagne présidentielle. Ils doivent également expliquer, avant d’être pris au sérieux par les électeurs français, comment ils entendent défendre l’intérêt général du peuple français et la sécurité de la nation face aux attaques de cette racaille financière.

Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May 2020
Feuille de route S&P
Réparation, Reconstruction, Refondation

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours des élections présidentielles précédentes, de 2012 et 2017, nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard