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RIA Novosti

L’indépendance de la politique étrangère russe : un impératif absolu

par Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, pour RIA Novosti

Au fur et à mesure que nous surmontons la logique des blocs antagonistes, on voit se rétrécir objectivement le champ de la confrontation dans les relations internationales. La mondialisation des défis aussi bien potentiels que réels qui pèsent sur la sécurité et le développement durable favorise la prise de conscience du fait que seule une réponse solidaire de la communauté internationale aux principaux enjeux du développement peut être véritablement efficace. Résultat : les pratiques hégémoniques se disqualifient, et les vieilles alliances fondées sur des solidarités idéologiques et civilisationnelles perdent de leur valeur.

Or, le monde où nous vivons n’en est pas moins dangereux.

La raison principale de ce fait réside dans les contrecoups de la mondialisation : le déséquilibre croissant du développement engendre des conflits socio-économiques, interethniques et religieux. Le sentiment d’insécurité pousse également à de nouvelles actions musclées unilatérales. La stagnation observée dans le domaine de la non-prolifération accentue la menace de dissémination d’armes de destruction massive.

Les incertitudes qui continuent de planer sur l’ordre mondial à venir s’expliquent en grande partie par l’affaiblissement de la Russie consécutif au démembrement de l’URSS, mais aussi par le syndrome de la « victoire » dans la guerre froide observé en Occident et qui est à l’origine de sa vision du monde en noir et blanc, de son souci de « reidéologiser » et de « remilitariser » les relations internationales.

Il est donc tout à fait logique qu’une série de changements positifs aient suivi le renforcement de la Russie, désormais capable, sur un pied d’égalité avec d’autres grandes puissances, de participer à la formation et à la mise en oeuvre de l’agenda mondial. Sans la Russie et au mépris de ses intérêts, aucun problème international important ne peut être résolu. Pour la première fois depuis une quinzaine d’années, un véritable milieu concurrentiel semble se former sur le marché des idées recherchant un nouvel ordre mondial qui corresponde aux impératifs de notre époque. La situation en Irak et en Afghanistan qui n’en finit pas de se dégrader confirme avec évidence toute la vulnérabilité d’une action musclée unilatérale et d’une tentative en vue de monopoliser le règlement des conflits.

Le système des relations internationales devient de plus en plus déséquilibré. L’esprit de corps et les préjugés idéologiques ne fonctionnent plus, sans que naissent de nouvelles motivations. Dans ce contexte, de nombreux Etats commencent à réviser leurs intérêts.

La formation de nouveaux pôles d’influence et de croissance mondiaux, la répartition plus équilibrée des ressources de développement et de contrôle des richesses naturelles jettent les fondements d’un ordre mondial multipolaire.

Ceux-ci et d’autres facteurs expliquent le passage, qui est en train de se dessiner, à une nouvelle phase du développement mondial. Sa principale différence par rapport à la phase précédente est que le nouvel ordre mondial est défini moins par la rivalité, défaillante, entre les blocs antagonistes que par les réalités contemporaines. Dans cette optique, la prise de conscience de l’égalité de tous les Etats face aux défis du XXIe siècle contribue à l’instauration progressive de principes collectifs et juridiques dans la politique internationale. C’est aussi ce dont témoigne la Revue de la politique étrangère réalisée par le ministère russe des Affaires étrangères sur instruction du président Vladimir Poutine. Cette étude a entièrement confirmé la justesse du choix fait en 2000 en faveur du pragmatisme, de la diplomatie tous azimuts et de la promotion des intérêts nationaux, persévérante mais évitant la confrontation.

Plus tôt que les autres, les Russes ont tiré des enseignements de la guerre froide et renoncé à l’idéologie en faveur du bon sens. D’où leur capacité à regarder sans parti pris les réalités internationales contemporaines et à proposer des solutions originales aux problèmes les plus complexes.

La Russie est ouverte à un dialogue constructif et une coopération équitable avec tous les Etats sans exception. Nous avons établi ou sommes en train d’établir un partenariat stratégique avec nombre de pays, y compris avec nos voisins de la CEI, la Chine, l’Inde, l’Egypte, le Brésil et les pays membres du G8. D’une manière générale, prennent du poids dans le monde les forces qui ont intérêt à voir une Russie puissante et indépendante. Encore que, bien entendu, la notion de puissance et de grandeur d’un Etat diffère de celle utilisée par le passé : elle entend, entre autres, la capacité à jouer en équipe, la disposition à promouvoir un ordre du jour positif sur tout l’éventail des dossiers internationaux, l’aptitude à préserver son identité culturelle et civilisationnelle tout en respectant toute la diversité des cultures et des traditions dans le monde.

Pour la Russie, l’indépendance de sa politique étrangère est un impératif absolu. Dans un monde contemporain de plus en plus mondialisé, rares sont les pays qui peuvent se le permettre. Pour nous, cette question est essentielle, car il s’agit de notre souveraineté. La Russie n’est pas un pays dont la politique, y compris étrangère, puisse être administrée de l’extérieur. Notre objectif n’est pas de "plaire" à tout le monde : tout simplement, nous partons de nos intérêts clairs et pragmatiques. Rappelons que la Russie a cherché à « plaire » par le passé, tout particulièrement sous Nicolas Ier et à la fin de l’époque soviétique : on en connaît bien le résultat.

Nous n’avons aucune raison de cacher nos dissensions avec nos partenaires, ni de les dramatiser. Nous avons devant nous un énorme travail conjoint à accomplir. Il s’agit de promouvoir la coopération dans le cadre de l’ONU et du G8, le partenariat Russie-UE et le dialogue au sein du Conseil Russie-OTAN, le règlement des crises et les agendas bilatéraux. Quels en sont les obstacles, à nos yeux ?

On a l’impression que certains se voient contraints de trahir leurs principes pour pouvoir coopérer avec la Russie sur un pied d’égalité. Ce n’est pas de notre faute. Mais la politique mondiale en est sérieusement affectée, car on cherche ainsi à maintenir un statu quo où certains Etats sont en position privilégiée dans un système international en pleine évolution. Il n’est pas question là de jalousie ou d’offense. Premièrement, toute ambition au leadership doit s’accompagner d’actes au nom du bien commun. On ne voit pas pour l’instant comment l’unilatéralisme pourrait contribuer à résoudre des problèmes. Il en crée plutôt de nouveaux au lieu de les résoudre, ce qui finit par alimenter les tensions dans les relations internationales.

Deuxièmement, la nature même des défis mondiaux exige une réponse mondiale. Au lieu d’avancer un modèle de comportement collectif, on nous propose une sorte de collectivisation à la soviétique.

Naturellement, les maîtres d’oeuvre de cette collectivisation ne sont guère pressés de déposer leurs armes, au nom du souci d’éviter le pire. Cette logique, nous ne pouvons évidemment pas l’accepter. D’autant plus qu’il y a nombre d’exemples positifs d’efforts réellement collectifs, équitables et multilatéraux qui témoignent en faveur de notre vision à nous de l’époque historique contemporaine. Il suffit de citer les décisions du sommet du G8 de Saint-Pétersbourg concernant la sécurité énergétique et le Proche-Orient. Dans le premier cas, un équilibre juste et vérifié des intérêts des producteurs et des consommateurs d’hydrocarbures a été placé au centre de la politique énergétique mondiale ; dans le second, s’est dégagée une prise de conscience unanime sur le fait que le non-règlement du conflit arabo-israélien dans tous ses aspects était à l’origine des problèmes de la région.

Enfin, la Russie qui connaît des changements sans précédent ne peut tout simplement pas cautionner la politique protectrice visant à conserver le système international dans son état transitoire actuel.

Plus que quiconque nous ne pouvons nous permettre de mettre en danger la confiance qui est en train de s’établir envers notre politique étrangère, confiance qui représente un important facteur de la prévisibilité du développement mondial.

La seule chose que nous revendiquons, c’est la possibilité de participer à des débats argumentés qui soient libres et ouverts, sans que leur issue soit programmée d’avance. En politique, comme dans la vie de tous les jours, il faut absolument savoir écouter et entendre son interlocuteur. Dans nombre de cas, du moins, cela pourrait permettre de sauver des vies humaines et d’économiser les ressources matérielles dilapidées dans le cadre de politiques qu’on ne saurait qualifier de rationnelles. Il ne doit pas y avoir de place pour le fatalisme ni pour le fanatisme, ce dernier étant évident lorsqu’un interlocuteur, comme le disait Winston Churchill, s’obstine à changer le sujet de la conversation.

Nous sommes hostiles au souci de certains pays de nous pousser à reconnaître l’infaillibilité de politiques concrètes qui ont déjà démontré leur inconsistance, y compris auprès de l’électorat desdits pays. La Russie, si elle commet des erreurs, en paie elle-même la facture. On nous pousse parfois à soutenir une politique erronée qui crée des problèmes pour toute la communauté internationale. Nous ne prétendons pas à la vérité en dernier ressort, mais notre politique étrangère ne cesse de démontrer sa pertinence.

Nous espérons que nos partenaires américains n’ont pas encore dit leur dernier mot sur le règlement irakien, car se fait sentir depuis longtemps la nécessité d’engager réellement l’ONU, tous les voisins de l’Irak, notamment l’Iran et la Syrie, ainsi que les principales organisations régionales en faveur d’une véritable réconciliation nationale de tous les Irakiens. Une correction réaliste de la politique menée par la coalition internationale en Irak permettrait de mettre à profit l’objective communauté des intérêts de Washington et de Téhéran dans ce pays. Cela pourrait marquer le début d’une normalisation des relations américano-iraniennes pour réunir des conditions propices au règlement de la situation autour du programme nucléaire iranien. Enfin, cela encouragerait les efforts déployés en vue de régler les problèmes du Proche-Orient et de renforcer le régime de non-prolifération. Ces missions seront impossibles à accomplir si l’on continue à suivre la logique du « match nul ».

Ceux qui ont affirmé il y a quatre ans que le chemin de Jérusalem passait par Bagdad sont aujourd’hui introuvables. Presque tous les pays, y compris les membres de la coalition antiirakienne, sont unanimes à reconnaître la nécessité de parvenir à un règlement global du conflit arabo-israélien, ce qui nous ramène aux résultats du sommet de Saint-Pétersbourg. Toute tentative d’éclipser cette réalité fondamentale, y compris en brandissant la carte des contradictions intermusulmanes et interarabes, risque d’avoir des conséquences dévastatrices, voire de provoquer un nouveau face-à-face avec Al-Qaida et les talibans, autrement dit de nous faire revenir à l’époque des attentats terroristes du 11 septembre 2001. La pacification des talibans est prônée par les mêmes forces qui, à l’époque, ont obstinément cherché à réunir des conditions propices à la reconnaissance internationale de leur régime. L’expérience irakienne nous pousse à aborder la politique des sanctions. A une certaine époque, ce sont les sanctions irréfléchies et le souci de leur application au mépris des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU dans le seul but de renverser un régime qui ont abouti à ce que nous avons actuellement en Irak.

En principe, comme étant un des instruments mis à la disposition du Conseil de sécurité de l’ONU, les sanctions peuvent jouer un rôle dans la mesure où elles contribuent au règlement du problème par la voie des négociations. Si les sanctions prévoient une issue musclée, celles-ci ne deviennent que le paravent d’une politique militariste. Toute sanction unilatérale adoptée en dehors du cadre du Conseil de sécurité de l’ONU ne peut que miner les chances de trouver un compromis, repousser les partenaires et corrompre l’unité de la communauté internationale. Dans tous les cas de figure, nous estimons qu’à chaque problème précis on ne peut trouver la réponse que par des efforts multilatéraux persévérants et sans conditions préalables en quête d’un règlement politico-diplomatique.

Et, bien entendu, toute démarche débordant du cadre du droit international, sans parler des violations graves de ses normes fondamentales telles que l’inviolabilité des locaux diplomatiques, est pernicieuse. En agissant suivant le principe du « tout est permis », la réaction est inéluctable, d’où la menace du chaos. Après, pour rappeler la fameuse maxime latine, il sera inutile de chercher à savoir qui est Jupiter et qui est le boeuf.

Les processus d’élargissement de l’OTAN et de l’Union européenne donnent matière à réfléchir. Si ces deux organisations n’ont pas la même nature, les conséquences de la politisation de l’élargissement - car les faits montrent qu’il s’agissait initialement d’un projet politique - sont plutôt du même ordre. L’Union européenne et l’OTAN perdent chacune leur souplesse et leur efficacité dans l’accomplissement de leurs missions fondamentales. Certains pourraient s’en réjouir en y voyant une voie vers l’auto-liquidation de l’OTAN et l’affaiblissement du projet européen. Les deux scénarios sont toutefois contraires aux intérêts de la Russie, disposée non seulement à compter avec les faits, mais aussi à encourager une évolution positive de la coopération paneuropéenne sur la base qui s’est réellement formée. L’ordre quel qu’il soit est meilleur que le chaos.

La recherche d’une approche d’ensemble pour résoudre les problèmes de la région euro-atlantique semble la voie la plus prometteuse. Il pourrait s’agir d’une vaste coopération sur tout l’éventail des sujets intéressant la Russie, l’Union européenne et les Etats-Unis. D’autant plus que cette coopération est déjà mise en oeuvre, que ce soit dans le cadre du Conseil de sécurité de l’ONU, du G8, du Quatuor des médiateurs internationaux du conflit au Proche-Orient ou des Six chargés du programme nucléaire iranien. Il est tout particulièrement important de noter qu’un tel format lèverait tous les soupçons réciproques inutiles concernant les agendas bilatéraux existant au sein du nouveau triangle. Il ne fait pas de doutes que cela assainirait sensiblement le climat général dans la région comme dans le monde.

Nous ne souhaitons pas qu’une Russie sûre d’elle-même suscite automatiquement - à défaut d’autres idées - des réactions dans l’esprit de la guerre froide. Je suis convaincu que ni une nouvelle guerre froide ni une « paix froide » ne sont dans l’intérêt de la communauté internationale. Du moins parce qu’on ne fait plus ses choix à huis clos ou dans un petit cercle d’initiés.

On reproche parfois à la Russie de vouloir vivre dans plusieurs dimensions civilisationnelles à la fois. Mais c’est ainsi, au carrefour des civilisations, que la Russie a toujours existé par la force de la géographie et de l’histoire. Notre destin historique traduit un problème fondamental de la diversité culturelle et civilisationnelle du monde qu’on ne peut ignorer et qui doit trouver sa place dans les processus de la mondialisation. C’est au règlement de ce problème réel que la Russie envisage de contribuer sans réserves par son évolution intérieure et par sa politique étrangère prévisible, ouverte et créatrice.

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25 May 2020
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