Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

24 novembre - « Pire que la Guerre froide, ou...? » - Eclairage de Jacques Cheminade Lire 22 novembre - Notre politique contre la vie chère,
réunion avec Jacques Cheminade Lire
18 novembre - Greta a tué Einstein - La science sacrifiée sur l’autel de l’écologisme Lire
AccueilÀ répartirArticles variés
RIA Novosti

Economie russe : éviter la bulle spéculative et transformer l’essai

par Anatoli Gorev, analyste financier, pour RIA Novosti

Les représentants de plusieurs ministères et départements ont rendu publiques en février leurs prévisions macro-économiques pour les prochaines années. Ce fait n’a rien de sensationnel : c’est au début de l’année qu’il faut établir des plans pour l’avenir, qui plus est en cette année préélectorale, c’est pourquoi le moment convient particulièrement bien pour évaluer les perspectives du développement de l’économie nationale à moyen terme. Le fait que tous les principaux indices macro-économiques soient directement « rattachés » à l’évolution des prix du pétrole n’est pas non plus étonnant : cela est depuis longtemps la norme quand on brosse divers scénarios de développement de l’économie russe. Autre fait significatif : tous les pronostics reposent sur l’attente d’une baisse graduelle des prix du pétrole, mais ce fait suscite non pas une préoccupation des autorités russes, comme on pouvait s’y attendre, mais plutôt un optimisme modéré. En tout cas, cela concerne au moins l’évaluation des futurs taux de croissance économique et la prévision des taux d’inflation pour les trois prochaines années.

Cet optimisme peut sembler encore plus étonnant si l’on sait que les prévisions ministérielles ne tablent pas sur un « refroidissement » insignifiant et de courte durée du marché mondial du pétrole, mais sur une chute considérable des prix de « l’or noir ». Ainsi, le ministère des Finances estime qu’en 2007 les cotations des contrats de livraison du pétrole russe Urals pourraient baisser de 61 à 55 dollars le baril. En 2008, la chute des prix continuerait et l’indice annuel moyen pourrait descendre à 53 dollars le baril. En 2009 et 2010, il pourrait constituer respectivement 52 et 50 dollars le baril. Bref, en trois ans, le prix du pétrole russe devrait baisser de plus de 10 dollars !

Il s’avère que les autorités russes attendent de ce scénario non pas une aggravation des problèmes budgétaires et la baisse des taux de croissance économique, mais une amélioration de la situation là où il était impossible de remporter jusqu’à présent des succès importants. Par exemple, le premier vice-président de la Banque de Russie Alexeï Oulioukaïev estime que la baisse des prix du pétrole entraînera inévitablement la réduction de l’afflux de pétrodollars dans l’économie russe. Cela ralentira les cadences de renforcement du rouble et, vers 2011, l’accroissement du cours de la monnaie russe cessera totalement, avance-t-il. Si ce scénario devient réalité, le vieux rêve du gouvernement pourra se réaliser : les cadences de croissance économique du pays s’accéléreront, car le « rouble fort » cessera de peser sur le secteur réel de l’économie.

En ce qui concerne les autorités financières russes, en cas de ralentissement ou de cessation de l’accroissement du cours du rouble, elles se débarrasseront du problème suivant : en ce moment, la Banque centrale de Russie est contrainte d’endiguer l’inflation et, en même temps, d’acheter sur le marché les « dollars en trop », afin d’empêcher un brusque renforcement du rouble. Au fur et à mesure de la stabilisation de la situation sur le marché des valeurs, elle pourra se concentrer sur le règlement du premier de ces problèmes. Il est à noter que les autorités russes prévoient, pour les quelques années à venir, des taux d’inflation relativement bas. Ainsi, selon les prévisions du ministère du Développement économique, pour 2007, les taux d’accroissement des prix des biens de consommation pourraient constituer 7,5 à 8 %. On suppose qu’ils resteront à peu près à ce niveau au cours des trois prochaines années, bien que ces mêmes trois prochaines années doivent être marquées par une hausse considérable des tarifs des services des monopoles naturels. En 2008, les prix du gaz s’élèveront de 25 %, en 2009 et 2010, de 27,7 % par an. La hausse des tarifs de l’électricité pour la population sera de 14 % en 2008, de 15 % en 2009 et de 18 % en 2010. De l’avis des analystes de Deutsche UFG, le « facteur tarifs » ne permettra pas au gouvernement de réduire considérablement l’inflation à moyen terme. Cependant, il y a des raisons de penser que les taux d’accroissement des prix dépasseront le cadre établi par les autorités financières russes, estiment les analystes.

Par conséquent, dans l’ensemble, les perspectives à moyen terme de l’économie russe sont positives. Mais une réserve s’impose : pour que les taux de croissance économique restent à un niveau élevé, pour que l’inflation et les taux d’accroissement du rouble baissent, la Russie devra modifier son modèle de développement économique. De l’avis des analystes de la société d’audit et de conseil FBK, le modèle actuellement en vigueur peut être qualifié, à juste raison, de « spéculatif ». Une analyse publiée la semaine dernière par la société FBK souligne que ce modèle se distingue, avant tout, par un haut pourcentage des reventes de produits dans divers secteurs de l’économie ayant pour but de tirer des profits. En fait, il est impossible d’assurer une croissance durable et stable dans un pays disposant d’un tel modèle de développement économique, car « les volumes des placements financiers dépassent nettement ceux des investissements en capital fixe ». Cela rétrécit la base nécessaire à un accroissement stable des investissements dans l’économie et, par conséquent, ralentit les cadences d’accroissement du PIB. Qui plus est, l’économie qui suit ce modèle de développement court des risques sérieux, car le marché des valeurs commence à y jouer un rôle hypertrophié. Cela crée des conditions idéales pour le développement d’un effet « bulle de savon ». Les événements qui ont eu lieu il y a 10 ans dans les pays du Sud-Est asiatique ont montré éloquemment ce que risquent les économies nationales en cas d’éclatement de la bulle.

D’ailleurs ce n’est pas une crise boursière, pour l’instant hypothétique, qui représente aujourd’hui le danger principal pour la Russie, mais la perspective réelle d’une baisse des taux de croissance économique à moyen terme, estiment les analystes. Selon leurs estimations, en 2006, l’économie nationale a enregistré des indices assez bons : le taux d’accroissement du PIB a été de 6,7 %. « Cependant, tôt ou tard, la tendance à l’accroissement des placements purement spéculatifs conduit à la diminution relative des investissements en capital fixe, ce qui freine la croissance économique. Autrement dit, si les tendances spéculatives ne diminuent pas à court terme, on peut prévoir une baisse des taux annuels de croissance économique jusqu’à 4 ou 5 % », lit-on dans le rapport de la société FBK.

La Russie a-t-elle assez de temps pour changer un modèle de développement économique qui s’est épuisé ? Les experts répondent par l’affirmative et citent les changements positifs déjà intervenus. En janvier 2007, la production industrielle a constitué, par rapport à janvier 2006, 108,4 %. Cet accroissement a été assuré, avant tout, par celui enregistré dans les industries de transformation : 117,3 % par rapport à l’année dernière. Selon les experts, c’est une bonne tendance. Cependant, cela signifie-t-il que le modèle spéculatif de l’économie russe appartient au passé ? Certes non. Cela signifie que nous avons les moyens de changer de modèle.

L’avis de l’auteur ne coïncide pas forcément avec celui de la rédaction.

Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May 2020
Feuille de route S&P
Réparation, Reconstruction, Refondation

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours des élections présidentielles précédentes, de 2012 et 2017, nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard