Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

24 novembre - « Pire que la Guerre froide, ou...? » - Eclairage de Jacques Cheminade Lire 22 novembre - Notre politique contre la vie chère,
réunion avec Jacques Cheminade Lire
18 novembre - Greta a tué Einstein - La science sacrifiée sur l’autel de l’écologisme Lire
AccueilÀ répartirArticles variés
Articles variés

Argentine, une croissance soutenue

« Le nom de l’avenir est changement : l’Argentine est le protagoniste d’une profonde transformation ; le moment est venu pour le changement culturel et moral. Le résultat du profond changement de paradigme dont nous avons besoin, le succès des mesures entreprises, doivent être jugés du point de vue du Bien commun (...) et de l’exercice du pouvoir politique pour le compte du bien-être du peuple.

« L’économie argentine connaît pour la cinquième année consécutive un fort taux de croissance annuel d’environ 8 ou 9 %, sans signes de ralentissement et avec la ferme perspective de la poursuite du processus de croissance à un fort taux en 2007. »

- Nestor Kirchner, le 1er mars, 2007

Présentée dans les années 1990 comme un modèle de réussite du remède prescrit par le Fonds monétaire international, puis laissée pour compte fin 2001, alors que son économie sombrait dans l’abîme à cause des mêmes politiques, l’Argentine est aujourd’hui un pays où les salaires, les pensions-retraites, l’industrie, l’infrastructure, la santé et l’éducation se portent de mieux en mieux. A la grande consternation des vautours financiers internationaux, dans le monde entier, et en particulier chez ses voisins sud-américains, dont le Brésil, on a compris que le processus de relance économique n’avait démarré en Argentine qu’à partir du moment où son président Nestor Kirchner avait rompu avec les règles du jeu du FMI.

Voilà l’importance stratégique du rapport que ce dernier a présenté au Congrès le 1er mars, décrivant les principes qui ont inspiré l’effort de reprise nationale et résumant les succès déjà enregistrés.

En économie, le président Kirchner n’est pas un baby boomer : les décisions prises par son gouvernement en termes d’investissement ne sont pas dictées par des critères financiers, mais par les besoins physiques réels de la nation et de son peuple. Il voit dans la tentative de réduire l’Argentine à une économie de services, une autre facette de la politique qui cherchait à imposer « le silence du cimetière » à la majorité du peuple, tout en permettant à quelques-uns de s’enrichir, le tout sous prétexte de « combattre l’inflation ». L’Argentine, dit son Président, veut une société vivante, et c’est pourquoi elle se réindustrialise, investissant à nouveau dans le nucléaire.

A la grande déception des amis du financier Felix Rohatyn qui prétendent que les méthodes de Franklin Roosevelt n’ont pas de place dans le monde moderne, l’approche adoptée par le gouvernement Kirchner démontre le contraire. Les maîtres mots en sont : investissements publics dans l’infrastructure et l’industrie, régulation des intérêts privés au profit de l’intérêt général, devoir du gouvernement de favoriser le bonheur du peuple, et travail !

Les effets du FMI

Avant que le Fonds monétaire international ait pris le contrôle de l’économie argentine, suite au coup militaire orchestré en 1976 par le futur ministre Jose Martinez de Hoz, l’Argentine était l’un des pays les plus riches d’Amérique latine, avec un bon niveau de vie, une force de travail qualifiée, un taux d’alphabétisation de 99 % et une impressionnante infrastructure scientifique et technologique. Son dynamisme social rivalisait avec celui de nombreux pays européens.

Après deux décennies et demie de régime FMI, notamment dans les années 1990, avec l’instauration, par des moyens « démocratiques », d’une dictature économique aussi destructrice que la dictature militaire de Hoz, l’Argentine n’en pouvait plus. Ses ressources et ses entreprises nationales avaient été bradées, les services publics sabrés et chaque crise de la dette était « résolue » en s’endettant toujours plus. En novembre 2001, le gouvernement confisqua l’épargne populaire pour rembourser la dette extérieure, le système financier implosa et le gouvernement tomba.

Dès la fin de 2002, pas moins de 60 % des Argentins vivaient officiellement en-dessous du seuil de pauvreté. La chute fut encore plus brutale que celle qu’allait connaître l’Indonésie suite à la « crise asiatique » de 1997-98. Au cours de 2002, le nombre de pauvres augmentait de 762 000 par mois, soit 25 000 par jour !

Dans un pays de 40 millions d’habitants, qui produit suffisamment pour nourrir 300 millions, 30 % de la population ne mangeait plus à sa faim. A Buenos Aires, une multitude de familles en haillons en étaient réduites à fouiller les poubelles chaque nuit en quête de restes de nourriture. Lorsqu’elles n’en trouvaient pas, elles devaient se nourrir de rats, souris et autres. 40 % de la population souffrait de malnutrition, la mortalité infantile augmentait, des centaines d’enfants mouraient de faim, pendant que les coupes budgétaires décimaient le système de santé autrefois remarquable.

Les résultats récents

Telle était la situation en Argentine lorsque Nestor Kirchner entra en fonctions le 25 mai 2003. Avant de consentir des efforts sérieux de reconstruction, il fallait alléger le fardeau financier pesant sur le pays. Invoquant le principe « la vie avant la dette », le nouveau Président annonça aux créanciers que l’Argentine ne pouvait rembourser qu’entre 25 et 35 % de la valeur nominale de la dette, le reste devant passer par pertes et profits. Après avoir gagné cette bataille ardue, le gouvernement liquida sa dette envers le FMI en janvier 2006, se libérant ainsi de son joug.
Presque quatre ans après avoir accédé à la fonction suprême du pays, Nestor Kirchner peut être fier du bilan qu’il présenta au Congrès :

  • Le pourcentage d’Argentins vivant dans la pauvreté est passé de 60 % en 2003 à 31,8 %, un niveau encore « honteux », déplore-t-il, mais diminué de moitié.
  • Le taux de chômage est passé en-dessous de la barre de 10 % pour la première fois en 14 ans. A 27 % en mai 2003, il n’est plus que 8,7 % aujourd’hui. Ces quatre dernières années, quelque 3,2 millions d’emplois ont été créés.
  • Au cours de la même période, le salaire minimum a quadruplé, de 200 à 800 pesos, les enseignants sont payés trois fois plus et le salaire nominal moyen des employés en situation régulière a augmenté de 72 %.
  • Les pensions-retraites ont décuplé, après des années de stagnation. En 2002, sur 100 personnes âgées de 65 ans ou plus, 35 vivaient dans l’indigence, aujourd’hui, 9 sur 10 sont couvertes par la sécurité sociale.
  • Un coup d’arrêt a été donné à la privatisation du système de santé et par conséquent à son démantèlement. Grâce à la coopération entre le gouvernement fédéral et les Etats, 179 nouveaux centres de soins locaux ont été créés et les investissements dans 40 hôpitaux ont augmenté.
  • La construction de 2400 kilomètres d’autoroute est en cours, pour intégrer des provinces abandonnées. Les investissements dans les voies ferrées ont augmenté en 2006, finançant 300 km de voies nouvelles et de nombreuses réparations.
  • La croissance industrielle en 2006 a été de 8,3 %, avec une expansion des capacités de production d’acier et de papier. Plus de 41 % des importations en 2006 étaient des biens d’équipement.
  • Sur le plan énergétique, on prévoit 4600 megawatts supplémentaires d’ici 2008, en plus d’une augmentation de 50 % pour les lignes à haute tension et de 22 % des moyens de transport du gaz naturel. En outre, les travaux ont déjà repris sur la centrale nucléaire d’Atucha II.

Au vu de ces résultats, l’approche du président Kirchner devrait faire école, mais pour cela, il faut aussi une bonne dose de courage politique.

Gretchen Small

Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May 2020
Feuille de route S&P
Réparation, Reconstruction, Refondation

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours des élections présidentielles précédentes, de 2012 et 2017, nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard