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Appel à la constitution d’un Comité pour un
« Nouveau Bretton Woods »

A l’image des appels précédents de 1997 et de 2000, signés par des milliers de personnalités, parmi lesquelles des chefs d’Etats, des parlementaires, des syndicalistes, des chefs d’entreprises, des juristes, des représentants d’autorités religieuses, des militaires, etc. demandant une réorganisation du système financier international, la présidente de l’Institut Schiller, Helga Zepp-LaRouche, a rédigé un nouvel appel qui sera diffusé à l’échelle internationale. Cet appel sera publié, avec les noms des signataires, dans la presse et sur Internet.

 

« L’escroquerie d’Alan Greenspan, en cachant au monde les statistiques "M3" [c’est-à-dire l’accroissement de la masse monétaire, Ndt], visait de toute évidence à dissimuler le fait que l’accélération du taux d’accroissement des prix mondiaux des matières premières a positionné le monde actuel sur le même type de courbe hyperinflationniste que celle qui a sévi dans l’Allemagne de Weimar pendant la deuxième moitié de 1923, en suivant un « parcours de moindre action » similaire. Une comparaison entre l’accélération du taux d’accroissement actuel du prix des matières premières et le profil de l’Allemagne de 1923 indique la probabilité que, dans le cadre des politiques américaines et européennes actuelles, le système financier mondial s’acheminera vers un point d’effondrement au plus tard en septembre 2006, voire plus tôt ». C’est ce qu’écrit Lyndon LaRouche dans sa déclaration du 20 avril.

Quand LaRouche fait une prévision, la plupart des économistes et financiers compétents y portent la plus grande attention, parce qu’il s’avère avoir été le seul économiste dont les analyses se soient prouvées exactes pendant les dernières décennies, alors que ses critiques se sont discrédités.

Cette fois-ci, son évaluation a fait l’effet d’une bombe dans le monde politique washingtonien et dans d’autres capitales. En effet, le parallèle entre l’accélération de la hausse des prix des matières premières les plus importantes et l’hyperinflation de 1923 saute tellement aux yeux que le mécanisme habituel permettant d’évacuer la réalité ne fonctionne plus.

Les banquiers centraux sont devant un dilemme insoluble : s’ils continuent la politique de Greenspan de ces dix-neuf dernières années, c’est-à-dire l’expansion permanente des liquidités par un recours aux produits dérivés et à la spéculation des hedge funds (fonds de performance), des fonds de placement privés, etc, alors le prix de l’énergie et des matières premières explosera. S’ils tentent de réduire à nouveau les liquidités, comme ils le font actuellement par l’abandon du yen carry trade et par la hausse des taux d’intérêt, alors les « bulles » vont commencer à éclater, comme cela se produit déjà avec la bulle américaine de l’immobilier.
D’une façon ou d’une autre, que ce soit par un effondrement hyperinflationniste du système financier mondial, comme en novembre 1923, ou suite à une réaction en chaîne par l’éclatement des bulles de l’immobilier, des marchés d’actions et d’obligations, la faillite des hedge funds ou des fonds de pension privés, des fonds de placement ou des banques - les conséquences pour la population mondiale seraient catastrophiques. La partie la plus pauvre de la population serait la plus touchée, les classes moyennes y perdraient toute leur épargne. Si l’Etat n’a plus les moyens de financer son fonctionnement, la société sombre dans le chaos. La chute dans un nouvel âge des ténèbres en serait la conséquence.

Afin d’empêcher les effets néfastes pour la population qui résulteraient d’un effondrement incontrôlé du système financier mondial, nous autres signataires de cet appel demandons la convocation immédiate d’une conférence extraordinaire afin que soit mis en place un nouveau système financier mondial dans l’esprit des accords de Bretton Woods suscité par Franklin D. Roosevelt en 1944.

Nous, signataires de cet appel, rappelons que le Parlement italien a adopté la proposition de LaRouche par une résolution du 6 avril 2005, appelant le gouvernement italien à convoquer « une conférence internationale au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement pour définir globalement un nouveau système financier plus juste. »

La nécessité d’une telle réorganisation fondamentale n’est pas seulement plus urgente encore aujourd’hui, mais ses possibilités de succès sont aussi plus grandes. C’est grâce à une ironie de l’histoire. Lorsque l’Union soviétique commença à se désintégrer en 1991, l’administration néo-conservatrice de George Bush père décida de transformer la république américaine, en conformité avec le Projet pour un nouveau siècle américain (« Project for a New American Century »), en empire. Cette doctrine « du droit par la force » s’appuyait sur l’affirmation qu’aucune nation ou groupe de nations ne serait autorisé à mettre en cause la position dominante des Etats-Unis sur le plan politique, économique ou militaire.

Aujourd’hui, cependant, en brandissant sa politique unilatérale de « guerre préventive », le régime néo-conservateur de George Bush et de Richard Cheney a accéléré, par contrecoup, un processus de coopération parmi les nations d’Eurasie et d’Amérique latine qui autrement aurait pris des décennies. De nombreux chefs d’Etat d’importantes nations ont fait clairement comprendre leur décision de défendre l’intérêt général de leur population contre l’acharnement des institutions financières associées à la mondialisation. Ainsi, les possibilités de mettre sur la table un nouvel ordre économique plus juste ont énormément augmenté.

Ce serait néanmoins une dangereuse illusion de croire qu’une réorganisation effective d’un système financier mondial en banqueroute puisse réussir sans - ou contre - les Etats-Unis. Nous, signataires du présent appel, nous déclarons donc favorables à une coopération avec la « vraie » Amérique, fidèle à la Révolution américaine et à la Déclaration d’indépendance, cette Amérique associée aux noms d’Alexander Hamilton, John Quincy Adams, Abraham Lincoln, Franklin D. Roosevelt et Martin Luther King et dont Lyndon LaRouche est aujourd’hui devenu l’inspirateur. L’Amérique doit faire partie d’une nouvelle communauté de principe de Républiques souveraines, rassemblées par l’intérêt commun de l’humanité.

Afin de surmonter les échecs historiques qui sont la conséquence du changement de paradigme de ces quarante dernières années, et surtout depuis le démantèlement du système de taux de change fixes par le président américain Richard Nixon en 1971, qui a conduit le monde, après la dislocation de l’Union soviétique et sous l’effet d’une mondialisation féroce, au capitalisme prédateur d’aujourd’hui, nous devons prendre les mesures suivantes :

  • Un système de taux fixe doit faire immédiatement l’objet d’un accord.
  • La spéculation sur produits dérivés doit être déclarée illicite par un accord entre gouvernements.
  • Une réorganisation ordonnée, ou plutôt un rééchelonnement de la dette doit être mis en oeuvre.
  • De nouvelles lignes de crédit doivent être ouvertes à travers une politique d’émission de crédit public dans la tradition d’Alexander Hamilton et du « Système américain », rendant possible le plein emploi par l’investissement dans les infrastructures de base, la recherche et l’innovation technologique.
  • La réalisation du projet de « Pont terrestre eurasiatique », cœur d’une reconstruction de l’économie mondiale, n’est pas seulement la vision permettant un miracle économique, mais également ce qui peut devenir la base de la paix au XXIème siècle.
  • Un nouveau « traité de Westphalie » doit garantir l’accès aux matières premières et leur développement pour toutes les nations de cette planète au cours des cinquante prochaines années.

Signataires de cet appel, nous sommes convaincus que la « mondialisation », avec son capitalisme prédateur, a échoué tant sur le plan économique et financier que dans le domaine moral. A sa place, c’est l’homme qui doit retrouver la primauté, et l’économie doit d’abord et avant tout servir l’intérêt général. Le nouvel ordre économique doit garantir les droits inaliénables de toute l’humanité.

Signataires :
Helga Zepp-LaRouche, présidente de l’Institut Schiller.

Pour joindre votre signature, faire un copier coller et remplir les sections ci-dessous, puis nous renvoyer par courriel à : postmaster solidariteetprogres.org

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Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May 2020
Feuille de route S&P
Réparation, Reconstruction, Refondation

Nous entrons dans un moment tragique de l’histoire sans que l’immense majorité de nos contemporains soit capable de le percevoir ou veuille en prendre conscience. Que se passe-t-il derrière l’apparence des indices ? Une tragédie qui se joue sur la scène du temps.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours des élections présidentielles précédentes, de 2012 et 2017, nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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