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A lire pour comprendre l’Orient compliqué : Retour sur la guerre d’Israel au Liban

L’effroyable imposture 2
Thierry Meyssan
Editions Alphée - Jean-Paul Bertrand
397 pages
21,90 euros

C’est devant une quarantaine de journalistes que Thierry Meyssan, président du Réseau Voltaire, a présenté son dernier ouvrage, L’effroyable mensonge N°2, consacré à analyser les causes de la guerre israélienne de 2006 contre le Liban et les raisons de la défaite israélienne. Fait remarquable qui confirme les accusations portées dans cet ouvrage contre la collusion d’un certain nombre de médias occidentaux avec le Royaume Uni, les Etats-Unis et Israël, sur l’ensemble des journalistes présents, un seul représentait la presse française : Nouvelle Solidarité ! Les autres étaient, pour la plupart, des médias du monde arabe.

L’ouvrage démarre en montrant le rôle clé de la propagande pour contrôler les opinions publiques au début de tout conflit. Ainsi, les campagnes médiatiques visant à dépeindre le Hezbollah comme un groupe « terroriste », l’offensive pour interdire leur chaîne de télévision Al Manar et la campagne de diabolisation du régime de Téhéran ont fait partie des préparatifs à la guerre orchestrés à partir des ministères de la Défense du Royaume Uni, des Etats-Unis et d’Israël. Pour ce qui est de l’Iran, Thierry Meyssan dénonce vigoureusement les « provocations » du président Ahmadinejad, notamment la conférence sur l’Holocauste de décembre 2006 à Téhéran, qualifiée par l’auteur « d’insulte odieuse et gratuite » « pour tous les survivants de la barbarie nazie », mais il montre aussi la façon dont la propagande états-unienne saisit chaque occasion pour dresser au président iranien un portrait de « nouvel Hitler ».

Le rôle de la France dans la guerre

Sur la guerre elle-même, l’un des éléments les plus nouveaux de cet ouvrage concerne la façon dont la France serait intervenue tout au long de ce dossier afin d’épargner à son allié libanais un sort identique à celui de l’Irak. L’auteur souligne que cette guerre avait été prévue deux semaines après le début de la guerre d’Irak, en 2003, lorsque le Congrès avait adopté la « Loi sur la restauration de la souveraineté libanaise et sur la responsabilité de la Syrie » qui exigeait de ce pays, accusé de collaborer avec le terrorisme et de vouloir se doter d’armes de destruction massive, de mettre fin à son occupation du Liban.

Profitant des déboires américains en Irak, Jacques Chirac a proposé aux Etats-Unis la résolution 1559 pour le Liban, qui présentait l’intérêt de ramener les Etats-Unis dans le giron de l’ONU. Que demande cette résolution adoptée en septembre 2004 ? Le retrait de toutes les forces étrangères du Liban, c’est-à-dire de la Syrie, mais aussi d’Israël qui occupe encore les fermes de Chebaa, ainsi que le désarmement de toutes les milices.

Donnant la clé à l’interprétation française de cette résolution, Chirac déclarait bien plus tard que dans cette affaire, France et Etats-Unis avait eu « une approche commune ». Mais « peut-être nous n’avions pas les mêmes arrière-pensées ». En effet, pour la France, le retrait syrien devait permettre au Liban de tourner cette page et de procéder à sa reconstruction. Pour les Etats-Unis, c’était la pré-condition pour procéder au remodelage des frontières de toute la région : le vieux plan anglais de Bernard Lewis.

Problème, Jacques Chirac, plutôt que de s’appuyer sur le général Aoun qui passa 15 ans en résidence surveillée en France, ou sur le Hezbollah avec qui la diplomatie française a des contacts réguliers, mise tout sur un seul homme, le Premier ministre Rafik Hariri. « Les liens personnels et anciens qui unissent Rafik Hariri et Jacques Chirac sont notoires. (..) Le milliardaire libanais aurait été le plus généreux donateur des campagnes électorales de Jacques Chirac, en 1988, 1995 et 2002. (...) Il se murmure qu’ils gèrent leurs patrimoines ensemble ». Ayant décidé de passer par ce seul personnage, les Anglo-Américains et les Israéliens croiront qu’il suffira de le viser pour faire dérailler toute la diplomatie française. Ainsi, conclut Meyssan, « en voulant sauver le Liban, Jacques Chirac vient involontairement de désigner son meilleur ami aux coups de ses assassins ».

En février 2005 dans son discours sur l’Etat de l’Union, George Bush sonne le hallali contre la Syrie, l’ambassadeur syrien à Washington est sommé de préparer le départ des troupes syriennes du Liban et Elliot ABrams, adjoint du Conseil national de sécurité, est nommé à la tête de cette opération. Le 14 février 2005, Rafik Hariri est tué lors d’un attentat de forte puissance contre sa voiture, et ce fut le départ de la campagne contre la Syrie au Liban, accusée d’avoir commandité l’attentat et le lancement de la révolution du Cèdre, sur le modèle des révolutions « à couleurs » dans les pays de l’Est européen.

Une fois la guerre déclenchée par Israël, prenant comme prétexte « l’enlèvement » de deux soldats israéliens par le Hezbollah, le 12 juillet 2006, après des débuts cafouilleux, Jacques Chirac aurait mené une stratégie en deux temps : laissant à Philippe Douste-Blazy le soin de s’embourber diplomatiquement dans ses interminables paroles d’un côté, et de l’autre, confiant à « Michelle Alliot-Marie, le soin d’assister militairement le Liban sous couvert d’opérations humanitaires. (...) Elle déploie un dispositif sur-dimensionné d’évacuation des ressortissants français, installant une navette maritime entre Beyrouth et Larnaca, Chypre, qui brise le blocus israélien du Liban ». Elle aurait agi en coordination avec son homologue russe. La France aurait poussé sa stratégie si loin que le 28 septembre 2006, lorsque, la guerre terminée, Hassan Nasrallah s’est adressé à une foule compacte à Beyrouth, des dizaines d’avions français aurait franchi la Méditerranée pour former un bouclier de protection pour le dirigeant de Hezbollah, cible potentielle des attentats israéliens.

En conclusion, beaucoup d’analyses nouvelles et de faits recueillis aux bonnes sources dans cet ouvrage, mais aussi quelques critiques. Tout un chapitre est consacré à retracer l’origine du sionisme et des chrétiens sionistes jusqu’aux fondateurs des Etats-Unis, les Pilgrim fathers qui ont débarqué à Massachusetts pour fonder les premières colonies en 1620, et là nous ne pouvons que regretter qu’une interprétation de l’histoire limitée à la religion et à la géopolitique aboutisse à une image si déformée de toute l’histoire des Etats-Unis. Etablir un lien entre les chrétiens sionistes d’aujourd’hui et les Pilgrim fathers est aussi abusif que ceux qui prétendraient que parce que les membres du Hezbollah sont animés par la « foi », ce serait des allumés... Car une analyse religieuse doit être complétée par une analyse politique, philosophique et économique permettant d’établir le rôle progressiste joué par les uns et les autres à leur époque et de distinguer ceux qui agissent en faveur du bien commun de ceux qui sont obsédés par la lutte contre le « mal ». Comme l’attestent les écrits des premiers colons américains, de John Winthrop, par exemple, ceux-ci étaient favorables à la tolérance religieuse, à la lutte pour le bien commun, à l’égalité des hommes face à la loi, au développement de la manufacture, à la lutte contre l’usure financière.
C’est aussi étonnant de voir la Révolution américaine condamnée du même revers de la main, accusée de ne pas s’inspirer de Locke et de Rousseau, comme si ceux-ci étaient la source même d’un humanisme républicain. Comme le montre l’article de Jacques Cheminade « La recherche du bonheur&nbsp ; », Locke, un héritier du courant empiriste anglais fondé par Thomas Hobbes et David Hume, était un philosophe pour qui l’homme, comme la bête, ne comprend le monde que par les sensations. Cet univers bestial, de la lutte de tous contre tous, est ce qui amène Locke à définir les droits inaliénables de l’homme comme étant un droit à « la vie, la liberté et la propriété ». C’est le principe fondateur du libéralisme britannique, celui d’un animal humain pourvu de droits à posséder, y compris des serfs et des esclaves. Inspirée par Leibniz, la déclaration d’indépendance des Etats-Unis stipule, au contraire, que ces droits inaliénables sont ceux à « la vie, la liberté et la recherche du bonheur », cette notion étant associée à celle d’agapê, d’amour de notre espèce et de l’univers, la joie de les connaître mieux. Ce sont ces notions et non les premières qui peuvent inspirer les citoyens à faire le bien, fondement même d’une République digne de ce nom. Elles se traduiraient aujourd’hui dans la pratique, par exemple, par un plan de paix israelo-palestinien et régional, fondé sur une politique de coopération économique d’intérêt mutuel.

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Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May 2020
Feuille de route S&P
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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours des élections présidentielles précédentes, de 2012 et 2017, nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
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En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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