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Les analyses de Nouvelle Solidarité et de l’Institut Schiller France trouvent un écho en Chine !

Crédit : Image par ivabalk sur Pixabay
Nous reprenons ci-dessous un article sur « Le Monde après le Covid-19 », paru le 11 juin dans le journal Reference News (plus grand tirage en Chine). Il rapporte les propos de Christine Bierre, rédactrice en chef de Nouvelle Solidarité, à Xinhua, ainsi que les prises de positions de cercles de réflexion français sur cette question essentielle : à quoi ressemblera l’ordre du monde de demain. (Traduction approximative en français.)

Nouvelle épidémie de coronavirus et changement mondial

Chercheurs français : l’épidémie devient un accélérateur du changement géopolitique. L’Europe est l’un des épicentres de la nouvelle épidémie.

Cette épidémie a non seulement profondément affecté la vie des gens ordinaires, mais a également été au centre des décisions politiques pendant plusieurs mois. De nombreux chercheurs et membres de think-tanks français estiment que l’épidémie du coronavirus a révélé les lacunes de la société occidentale et de la gouvernance mondiale, face aux variables à court terme de la mondialisation, mais que la tendance à long terme de la mondialisation ne sera pas facilement changée. De plus, alors que de nouvelles opportunités naissent dans la crise, l’épidémie de coronavirus pourrait devenir un accélérateur pour changer l’ancienne géopolitique. Le monde attend un système international plus juste.

La crise expose les inconvénients de la société européenne et américaine

La page du journal Reference News daté du 11 juin dont est issu l'article.

Christine Bierre, chercheuse à l’Institut Schiller France et rédactrice en chef du journal Nouvelle Solidarité, a déclaré dans une interview à notre journaliste que l’épidémie de couronavirus avait mis en évidence les lacunes de la société occidentale et de la gouvernance mondiale. Le monde entier a vraiment vu l’incompétence de certains pays occidentaux, en particulier les États-Unis, face à l’épidémie. Ils n’avaient ni prévu la pandémie, ni pris à temps de mesures efficaces pour ne pas commettre de graves erreurs.

Mme Bierre a déclaré que, sous la pression de la lutte contre l’épidémie, le gouvernement français avait progressivement ajusté sa stratégie, finissant par réaliser l’importance du port du masque par la population et améliorant les capacités de détection et de dépistage du virus. Dans le même temps, grâce à une coopération efficace avec la Chine et d’autres pays, la lutte contre l’épidémie en France a progressivement obtenu des résultats.

Selon elle, en revanche, c’est chez le gouvernement américain que l’incompétence face à l’épidémie est la plus évidente. Dans un premier temps, il ne s’est pas préparé à la nouvelle pandémie. Pour masquer sa négligence, il prétendit que le nouveau coronavirus n’était qu’une sorte de grippe. Enfin, pour détourner l’attention du public et se dérober à leurs responsabilités, les États-Unis lancèrent une campagne pour diaboliser la Chine.

Cependant, même les alliés européens des États-Unis ne peuvent approuver les pratiques des politiciens américains. Exemple Dominique Moisi, consultant senior à l’Institut Montaigne à Paris, qui souligne que « cette crise de l’épidémie a encore confirmé la faiblesse des États-Unis. Face à l’épidémie, la plus grande puissance militaire du monde s’est retrouvée désarmée ». De Montbrial, directeur de l’Institut français des relations internationales (IFRI), estime que, comme lors de la crise financière de 2008, la pandémie mondiale de coronavirus a une fois de plus mis en lumière un paysage international de plus en plus complexe et de plus en plus difficile à prévoir et à contrôler.

Approfondir la réflexion occidentale sur la mondialisation

Pour Mme Bierre, le déclenchement de l’épidémie de coronavirus en Europe a révélé les maillons faibles des systèmes médicaux et des chaînes de production des pays occidentaux. La réflexion de la société occidentale à ce sujet s’étend aussi à la configuration des chaînes de valeur mondiales, ce qui aura un effet non négligeable sur la mondialisation économique.

Elle a souligné l’impact sur les habitants de certains pays, dont la France, d’avoir constaté au début de la pandémie que les masques, les réactifs de tests, les ventilateurs et autres matériels de protection et de traitement minimum faisaient l’objet d’une grave pénurie. Les gens se sont rendu compte que l’État n’était pas en mesure de les protéger, situation qu’ils ont vécue comme un vrai cauchemar.

Selon Mme Bierre, un consensus se forme en France. Des groupes de réflexion bien connus aux économistes et aux médias financiers, la nécessité se fait sentir de ramener certaines industries en France. Bien que personne ne pense actuellement que la mondialisation économique sera complètement interrompue, déjà avant l’épidémie de coronavirus, des changements étaient apparus. Selon les derniers résultats de l’enquête publiée par la société française de conseil en approvisionnement Agilebuyer, 54 % des chefs d’entreprise français estiment que le « made in France » est devenu une norme importante dans la configuration des affaires. Les raisons sont les suivantes : le renchérissement du coût du travail, la fraude dans les chaînes de valeurs et l’augmentation alarmante des coûts de transport, sans oublier les récentes hausses de tarifs douaniers imposées par Trump et par les pays à bas coût.

Cependant, de nombreux chercheurs français soulignent que bien que la mondialisation soit confrontée à l’impact à court terme de l’épidémie de coronavirus, sa tendance de développement à long terme n’a pas changé.

De Montbrial a déclaré qu’au cours des prochaines années, voire des prochaines décennies, le thème ne serait pas la fin de la mondialisation. Cependant, afin d’éviter une autre crise de santé publique, ou même une « épidémie numérique » (une pandémie de virus numérique à l’ère de l’intelligence artificielle) qui pourrait causer des dommages mortels à la mondialisation, les pays doivent se concentrer sur leur responsabilité première, celle de protéger la sécurité générale de leurs citoyens.

Thomas Piketty, auteur de Capital Theory in the 21st Century, estime que dans la situation actuelle, une crise épidémique ne suffit pas à elle seule pour provoquer des changements dans le système mondial. La clef réside dans les actions que prendront les acteurs politiques après la crise.

Piketty a déclaré : «  Dans les années 1920 et après les deux guerres mondiales, de nouveaux systèmes sociaux et économiques sont nés, tels que la fiscalité cumulative, les lois du travail et les systèmes de conseil des entreprises. Ces changements étaient étroitement liés au développement, aux changements dans les cercles intellectuels et à leur promotion active. En fait, les cercles intellectuels et idéologiques occidentaux s’y préparaient depuis la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle. La société actuelle est beaucoup moins susceptible de subir des changements radicaux que la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle. »

L’importance croissante de la Chine

Qu’arrivera-t-il au monde après l’épidémie ?

Bierre pense que l’épidémie de coronavirus peut être utilisée comme un accélérateur pour amender la vieille géopolitique, afin d’instaurer un système international plus équitable et développer une coopération économique mondiale inspirée par des mesures telles que l’initiative Une ceinture et une route.

Bierre suggère que les pays occidentaux renforcent leur contrôle du système bancaire et encouragent par des moyens financiers la recherche de pointe et la construction d’infrastructures propices au développement de la production. En outre, l’État doit rétablir son rôle de stratège dans l’économie et formuler des plans de développement qui répondent aux conditions nationales. Au niveau international, les grandes puissances mondiales doivent s’unir pour améliorer le système de Bretton Woods et corriger les facteurs injustes.

Boniface, le doyen de l’Institut français des relations internationales et de la stratégie (IRIS), a déclaré que dans le « piège de Thucydide » entre le déclin des pays puissants et des puissances émergentes, l’épidémie de coronavirus est un nouveau facteur accélérant la transformation. Le président américain Trump aurait dû diriger le monde occidental, mais il a non seulement échoué à adopter des politiques internes efficaces, mais il a également critiqué à tort les partenaires européens. L’Europe doit réfléchir à sa stratégie d’autonomie et en adopter une différente de celle des États-Unis.

Enfin, François Goldman, directeur du programme Asie et Chine de la Commission européenne des relations extérieures, a déclaré que le poids géopolitique de la Chine la rendait de plus en plus importante dans le mécanisme multilatéral. Il est généralement admis que la Chine contribuera davantage et fera preuve d’une plus grande flexibilité à l’avenir.

Publié dans Reference News, 11 juin 2020, 11e édition
Editeur : Lian Guohui

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Pour quoi se bat  ?

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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