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Trump en campagne contre Trump

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Chronique stratégique du 3 juin 2020 (pour s’abonner c’est PAR ICI)

Au lendemain du confinement, la situation économique et sociale aux États-Unis est explosive, comme en attestent les émeutes en protestation contre la mort de George Floyd, mort d’étouffement le 25 mai, lorsqu’il fut plaqué au sol lors d’une intervention policière routinière. Le danger est d’autant plus grand que Donald Trump, convaincu qu’une posture virulemment anti-chinoise est la condition de sa réélection, saute à pieds joints dans le piège tendu par des faucons tels que Mike Pompeo et Steve Bannon.

L’économie, le talon d’Achille de Trump

Face à une situation intérieure intenable, sur les plans sanitaire, économique et social, le président américain bascule dans le pire. Et il y est poussé ardemment par les forces qui tentent de se débarrasser de lui depuis son élection. Précisons que la véritable motivation de l’animosité viscérale manifestée par l’establishment à son égard depuis son élection, derrière les mille et une accusations – misogynie, racisme, trahison russe, etc (repris en boucle par des journalistes européens appliquant les grilles de lecture d’il y a 50 ans) –, a toujours été de saboter sa politique de détente avec la Russie et la Chine, et de remettre la politique étrangère américaine dans le « droit » chemin de l’impérialisme anglo-américain, que les administrations Bush, Jr et Obama avaient docilement suivies.

Après deux mois et demi de confinement, le bilan est lourd : le Covid-19 a fait plus de 100 000 victimes outre-Atlantique ; près de 40 millions d’Américains ont perdu leur emploi, et avec lui leur couverture maladie ; le taux de chômage officiel est de 20 %, et il pourrait atteindre les 25 % à la fin juin, selon la Réserve fédérale (Fed) – soit des niveaux supérieurs à ceux de la Grande Dépression ; des entreprises telles que Hertz, J. Crew, Diamond offshore, etc, ont déposé le bilan, et l’on s’attend à ce que la moitié des PME mettent la clé sous la porte dans les six prochains mois.

L’erreur fondamentale de Trump a été, alors qu’il s’est façonné l’image d’un personnage disruptif en guerre contre tout les élites de Washington, de ne jamais avoir pris le taureau de la finance par les cornes ; au contraire, il a cru bon de construire sa crédibilité et sa popularité sur une « reprise économique » basée sur la hausse artificielle des bourses – dopée par la morphine monétaire de la Fed et par un protectionnisme unilatéral supposé ramener les emplois industriels à la maison.

Ainsi, la colère des populations afro-américaines, qui en raison de leur précarité économique ont été frappées plus durement par la crise sanitaire et attendent souvent encore l’allocation que Trump leur a promis, est tellement à fleur de peau qu’une simple étincelle (bien médiatisée) a suffi pour répandre le feu sur l’ensemble du territoire.

Des manifestations légitimes, exprimant pacifiquement l’indignation devant l’immunité trop souvent accordée aux bavures policières, ont été systématiquement « pourries » par des casseurs. Plusieurs journalistes se sont étonnés du fait que dans plusieurs villes (New York, Dallas, Kansas City et Fayetteville en Caroline du Nord), des palettes de briques avaient été prépositionnés le long des trajets des marches de protestation, à des endroits où aucun chantier n’était en perspective... Des milices de suprémacistes blancs, armes au poing, sont elles aussi descendues dans la rue.

Un feu médiatique que ne manquent pas d’attiser sans scrupules les Démocrates, dans l’espoir de récupérer le vote des Noirs dont 1,3 millions avaient voté en faveur de Trump en 2016 (ce que les médias français ont semble-t-il oublié). De plus, les Démocrates n’ont pas de leçons à donner à ce sujet. En effet, en 2015, le président Obama avait fait voter la « blue law », accordant une certaine immunité juridique à la violence policière ; et Joe Biden, l’actuel prétendant à l’investiture démocrate soutenu aussi bien par le milliardaire Bloomberg que par le faux socialiste Bernie Sanders, a osé déclarer, quelques jours avant la mort de George Floyd, que « tout noir votant Trump n’est pas noir », tout en le regrettant immédiatement après. Biden, faut-il le rappeler, a été l’homme clé de l’Administration Obama pour porter au pouvoir les néo-Nazis en Ukraine. Démocrate ?

Dans un tel contexte, il devient d’autant plus facile pour les Mike Pompeo et autres Steve Bannon d’attirer Donald Trump dans le piège géopolitique, auquel le président avait résisté depuis trois ans, visant à faire de la Chine le bouc émissaire.

Et Trump trompé pompa Pompeo

Cela était évident lors de son discours du 29 mai, prononcé au Rose Garden de la Maison Blanche devant la presse, aux côtés de Mike Pompeo. Partant du problème de Hong-Kong, Trump a repris tous les mensonges colportés ces dernières semaines par son secrétaire d’État à l’encontre de la Chine, mensonges qui lui ont été fournis par le dernier dossier de la très britannique Henry Jackson Society de Londres :

Le monde souffre désormais des méfaits du gouvernement chinois, a-t-il déclaré. La dissimulation du virus de Wuhan [sic] par la Chine a permis à la maladie de se propager dans le monde entier, déclenchant une pandémie mondiale qui a coûté la vie à plus de 100 000 Américains (…). Les responsables chinois ont manqué à leurs obligations d’informations, et ont fait pression sur l’OMS pour qu’elle trompe le monde lorsque le virus a été découvert pour la première fois par les autorités chinoises.

Trump a accusé Beijing d’avoir « imposé un contrôle chinois total sur la sécurité de Hong-Kong », en « violation des engagements pris lors de la signature de la Déclaration de 1984 avec le Royaume-Uni », faisant référence à la nouvelle loi votée le 28 mai par le Parlement chinois, qui autorise en effet l’intervention de l’armée chinoise à Hong-Kong lors d’une situation insurrectionnelle menaçant la sécurité nationale.

Se joignant au Royaume-Uni, le président américain a convoqué le Conseil de sécurité des Nations unies, suivant ainsi les appels insistants de son ancien conseiller Steve Bannon qui, sur la question de la Chine, est un faucon de guerre encore plus extrême que Pompeo. Bannon fait partie de réseaux omnipotents et omniscients à Hong-Kong qui, derrière les 1300 entreprises américaines installées sur l’île, ont monté, avec l’appui des services secrets anglo-américains et du National Endowment for Democracy, une machine de recrutement, d’entraînement et d’organisation d’émeutiers professionnels. Le déploiement de ces groupes, qui a débuté en 2014 lors de la « révolution des parapluies », a pour objectif de créer une situation de chaos à Hong-Kong, forçant une intervention de Beijing et donnant un prétexte pour une escalade, y compris, dans un second temps, avec Taiwan.

 Ce discours est un désastre total, a commenté Helga Zepp-LaRouche, la président internationale de l’Institut Schiller. Si telle est l’attitude des États-Unis à l’égard de la Chine, des turbulences majeures sont devant nous. (…) Ce conflit entre les États-Unis et la Chine est probablement le conflit stratégique le plus dangereux. Il n’est pas possible de contenir un pays de 1,4 milliards d’habitants, dont le gouvernement s’est engagé dans une politique économique positive en mettant l’accent sur le progrès scientifique et technologique.

Pour les intérêts du complexe militaro-financier, la stratégie dite du « découplage » est le mot du jour. Si officiellement Bruxelles regrette la dégradation des relations sino-américaines, d’autres se frottent les mains. Faisant fi des pressions américaines, l’UE, dont l’Allemagne prend la présidence tournante, a maintenu tous ses rendez-vous avec la Chine dans les mois à venir.

Pour Londres et la City, le temps des discussions est révolu. Une guerre froide brutale et même un affrontement militaire deviennent des options. Jusqu’ici, la Chine, en gardant son calme, souligne que ceux qui risquent d’y perdre le plus seront les instigateurs de cette nouvelle orientation.

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Réparation, Reconstruction, Refondation
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Feuille de route S&P
Réparation, Reconstruction, Refondation

La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

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Pour quoi se bat  ?

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
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Jacques Cheminade
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