Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

23 octobre - Jacques Cheminade : Ce que signifie le rejet de mon compte de campagne de 1995 Lire 20 octobre - Débat sur Discord : Pourquoi Trump est-il un moindre mal ? Lire 19 octobre - Evasion fiscale, blanchiment : ce que l’Afrique perd vraiment Lire
AccueilChroniques stratégiques
X Logo S&P
Certains articles de S&P sont payants.
4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

Taïwan : les États-Unis veulent-ils de nouveau dépecer la Chine ?

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Chronique stratégique du 21 septembre 2020 (pour s’abonner c’est PAR ICI)

Depuis un mois, entre la visite à Taïwan du ministre américain de la Santé Alex Azar, le 10 août, et celle du sous-secrétaire d’État américain Keith Krach, du 17 au 19 septembre, les États-Unis flirtent dangereusement avec la plus rouge des lignes rouges de Beijing : la politique « Un pays, deux systèmes ». Face à ces provocations claires, l’Armée populaire de libération (APL) multiplie les mises en garde et se prépare au pire.

Escalade

Comme l’ont souligné samedi Jacques Cheminade, Dennis Speed et Helga Zepp-LaRouche, lors du panel international de la journée citoyenne de rentrée de S&P, ce ne sont plus quelques minutes mais quelques secondes qui séparent le monde d’un minuit fatal, c’est-à-dire d’une catastrophe irréversible.

Pendant deux jours consécutifs, les 18 et 19 septembre, l’armée chinoise a déployé de larges contingents d’avions de chasse et de bombardiers dans le détroit de Taïwan, pour protester contre la présence sur l’île de Keith Krach. Cette venue du sous-secrétaire d’État américain, qui a été reçu par la présidente Tsai Ing-wen, est la première visite officielle d’un dirigeant américain d’un rang aussi élevé à Taïwan depuis que les États-Unis ont rompu leurs liens diplomatiques avec l’île, en accord avec la politique « Une seule Chine » voulue par Beijing, qui considère Taïwan comme une partie intégrale de la Chine continentale, tout en lui en accordant l’autonomie – autrement dit : « Une Chine, deux systèmes ».

Cette visite fait suite à un ensemble de provocations délibérées par certains éléments du gouvernement américain, représentés en particulier par le secrétaire d’État Mike Pompeo et par les milieux du Pentagone dont Donald Trump a lui-même souligné, lors de sa conférence de presse du 7 septembre, qu’ils « ne veulent rien d’autre que la guerre pour que ces belles entreprises produisant des bombes, des avions et le reste, soient heureuses ».

En effet, ces dernières semaines, les opérations de « liberté de navigation » par des groupes navals américains se sont faites de plus en plus fréquentes en mer de Chine méridionale, ainsi que les sanctions contre des dizaines d’entreprises chinoises – le tout étant surplombé par l’ambiance délétère entretenue par les accusations de Pompeo et Cie sur la responsabilité chinoise dans la création et l’extension de la pandémie de Covid-19.

Commentant les déploiements de l’APL, le porte-parole du ministère chinois de la Défense a déclaré :

 Il s’agit d’une initiative raisonnable et nécessaire dans la situation actuelle du détroit de Taïwan pour défendre la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale. Les États-Unis et le Parti démocrate progressiste (PDP) ont intensifié leur collusion, créant fréquemment des troubles. Taïwan est une affaire purement chinoise qui ne tolère aucune ingérence étrangère et ceux qui jouent avec le feu se brûleront.

Les élites chinoises perdent patience

De son côté, le quotidien chinois Global Times, qui porte la voix du pouvoir central chinois, ne fait pas de détour. Son rédacteur en chef Hu Xijing a publié le 19 septembre un éditorial dans lequel il explique que « Beijing est prêt à faire face à tous les scénarios », et que les déploiements de l’APL dans le détroit de Taïwan constituent le message le plus radical jamais adressé par le gouvernement chinois, de façon à signifier que les agissements actuels de Taïwan et des États-Unis vont mener à la guerre.

Je pense que [ces déploiements] représentent une répétition concrète d’une prise de contrôle de l’île par l’APL, écrit Hu. L’armée a clairement prévenu que la Chine continentale ne tolérera pas la collusion sournoise entre le gouvernement américain et les forces sécessionnistes de l’île. Cette collusion est devenue la cible prioritaire de [Beijing]. (…) Si cela continue, nous pensons que l’APL est déterminée à lancer des missiles de croisière et à envoyer des avions de combat vers l’île afin d’affirmer sa souveraineté.

Montrant que les élites chinoises perdent patience, Hu écrit : « Les habitants du continent estiment que les autorités de l’île doivent recevoir une leçon. Si les militaires taïwanais osent tirer les premiers contre les forces de l’APL, celle-ci lancera des frappes destructrices, faisant entrer la question de Taïwan dans une nouvelle phase ».

Côté américain, les va-t-en-guerre sont à la manœuvre. Le 19 septembre, le sénateur républicain Rick Scott a introduit au Sénat un projet de loi intitulé « Prévention d’une invasion de Taïwan », qui prévoit d’établir une « autorisation limitée pour le président d’utiliser la force militaire dans le but spécifique de sécuriser et protéger Taïwan contre une attaque armée ». Sur son site Internet, Scott écrit que « la Chine communiste continue de menacer notre important allié – une menace qui pèse non seulement sur le peuple de Taïwan mais également sur les États-Unis et ses alliés dans le monde. (…) Nous devons tout faire pour décourager la Chine communiste d’utiliser la force militaire contre une puissance démocratique pacifique, et la loi de prévention d’une invasion de Taïwan démontre notre engagement envers Taïwan et l’importance de la liberté et de la démocratie ».

Cette démarche du sénateur Scott et la visite de Keith Krach sont de toute évidence coordonnées avec Mike Pompeo. Le secrétaire d’État, qui nage en plein délire évangéliste de type « fin du monde », cherche en effet à construire le soutien politique pour sa croisade contre l’Iran, la Russie et la Chine, ainsi que contre tous les États refusant de respecter la règle du jeu du complexe militaro-financier de Wall Street et de la City de Londres.

D’où l’urgence d’un sommet Xi-Trump-Poutine, afin que l’on ne laisse pas les fous comme Pompeo avoir le dernier mot.

Vous venez de lire notre chronique stratégique « Le monde en devenir ». ABONNEZ-VOUS ICI pour la recevoir sans limitation. Vous aurez également accès à TOUS les dossiers de ce site (plus de 400 !)...
Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May
Feuille de route S&P
Réparation, Reconstruction, Refondation

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard