Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

23 octobre - Jacques Cheminade : Ce que signifie le rejet de mon compte de campagne de 1995 Lire 20 octobre - Débat sur Discord : Pourquoi Trump est-il un moindre mal ? Lire 19 octobre - Evasion fiscale, blanchiment : ce que l’Afrique perd vraiment Lire
AccueilChroniques stratégiques
X Logo S&P
Certains articles de S&P sont payants.
4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

La proposition de Poutine pour écarter le danger de conflit nucléaire

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Chronique stratégique du 1er octobre 2020 (pour s’abonner c’est PAR ICI)

Le 25 septembre, Vladimir Poutine a proposé aux États-Unis un accord pour éviter « une confrontation massive » dans le domaine cybernétique. Par cette initiative, entreprise à quelques mois de l’expiration du traité New Start de réduction des armes stratégiques, le président russe cherche à écarter le risque d’escalade vers un conflit nucléaire, et à neutraliser les adeptes, côté américain, de la doctrine de « première frappe nucléaire ».

Proposition d’accord stratégique

En février 2021, le traité New Start de réduction des armes stratégiques, signé en 2010 entre Moscou et Washington, arrivera à expiration. Les négociations sont en cours entre les deux pays pour le prolonger, mais dans le contexte des tensions internationales et de la campagne présidentielle, les Américains jouent sur le seuil du point de rupture, posant des exigences inacceptables pour les Russes tout en menaçant de se retirer tout court du traité. Marshall Billingslea, l’envoyé spécial de la Maison-Blanche, a affirmé le 20 septembre qu’en cas de refus de la Russie, Washington sera « content de continuer la modernisation de l’arsenal nucléaire sans les restrictions de New Start ».

Face à cette mauvaise volonté, Poutine a mis sur la table une proposition visant, en abordant le problème par l’angle de la cybersécurité et du principe de non-ingérence, à rétablir le dialogue entre les deux puissances nucléaires – dialogue qui, suite au coup d’État de 2014 en Ukraine, est quasiment tombé au point mort.

Publiée sur le site internet du Kremlin, la déclaration propose aux États-Unis de travailler sur un accord pour « empêcher d’engager une première frappe cybernétique l’un contre l’autre », en quatre points :

  1. Rétablir un dialogue régulier à grande échelle entre les deux parties pour garantir la sécurité à un niveau élevé dans le domaine.
  2. Maintenir un fonctionnement continu et efficace des canaux de communication entre les services responsables de la réduction du danger nucléaire, les équipes de réponse rapide aux incidents informatiques et les haut fonctionnaires en charge des questions de la sécurité numérique.
  3. Développer conjointement un accord intergouvernemental bilatéral sur la prévention des incidents dans le domaine numérique, similaire à l’accord américano-soviétique de 1972 sur les incidents en haute mer et dans l’espace aérien.
  4. Échanger, dans un format mutuellement acceptable, des garanties de non-ingérence dans les affaires internes des autres pays, y compris dans les processus électoraux au moyen de technologies de l’informatique et du numérique.

    Ces mesures ont pour but de reconstruire la confiance entre nos deux États, et de promouvoir la sécurité et la prospérité de nos peuples, a déclaré Vladimir Poutine. Elles contribueront de manière significative à garantir la paix mondiale dans le domaine numérique.

Provocations aux frontières de la Russie

Le 25 septembre, suite aux exercices militaires sino-russes Kavkaz 2020, le chef d’État-major russe Valéri Guérassimov a souligné le danger d’une situation où les forces de l’OTAN multiplient leurs opérations de plus en plus proche des frontières russes. Deux bombardiers B-52 et un avion de chasse italien Typhoon venaient justement d’effectuer un tour autour de l’enclave de Kaliningrad, simulant une attaque contre ce bastion militaire de la Russie en Europe de l’Est. « Les États-Unis et l’OTAN étendent leurs activités militaires non plus seulement dans l’Atlantique et dans les régions caribéennes, mais à une distance de 20-30 kilomètres des frontières russes », a-t-il déclaré.

En conséquence, la Russie forme ses pilotes pour s’assurer que les incidents aériens, qui se font de plus en plus fréquents ces dernières semaines, ne deviennent hors de contrôle. Les forces armées russes ont en effet enregistré en un mois « près de 30 vols stratégiques de l’OTAN très proches de nos frontières ».

Guérassimov a notamment cité l’incident du 4 septembre en mer Noire, où trois B-52 et plusieurs avions de reconnaissance de l’OTAN ont déclenché une alerte majeure parmi les forces de défense aérienne russes, les obligeant à envoyer huit avions de chasse Su-27 et Su-30. « Nous ne voulons pas que des incidents créent une escalade vers un conflit militaire, a expliqué le chef d’État-major. C’est pourquoi nous formons nos pilotes et nos capitaines de marine de façon à respecter tous les accords juridiques internationaux ».

La France doit soutenir l’initiative russe

Numéro de septembre du journal Nouvelle Solidarité
Numéro de septembre du journal Nouvelle Solidarité

Entre le conflit Arménie-Azerbaïdjan, la Biélorussie, Taïwan, la Syrie, etc, les foyers de tensions se multiplient, faisant du monde une véritable poudrière dans laquelle, comme à la veille de la 1ère Guerre mondiale, un seul de ces foyers peut déclencher une escalade inarrêtable. Car, au-delà des particularités locales ou régionales, le dénominateur commun est la volonté des intérêts anglo-américains d’amener la Russie et la Chine sur le seuil d’un conflit nucléaire, afin de les forcer à se soumettre et à renoncer à leur souveraineté économique et stratégique, de la même manière que la France et l’ensemble des pays européens ont renoncé à la leur.

C’est pourquoi, au lieu d’un Macron faisant le cador en Lituanie aux côtés d’une opposante biélorusse made in CIA, la France devrait exiger auprès des États-Unis et de l’OTAN de mettre un terme aux provocations contre la Russie et la Chine et apporter un soutien ferme à la proposition de Poutine évoquée plus haut.

Vous venez de lire notre chronique stratégique « Le monde en devenir ». ABONNEZ-VOUS ICI pour la recevoir sans limitation. Vous aurez également accès à TOUS les dossiers de ce site (plus de 400 !)...
Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • pierre vaillancourt • 02/10/2020 - 00:08

    L’occident n’attaquera jamais jamais le premier. Alors même si nous sommes à la frontière directe de la Chine ou de la Russie, jamais nous allons attaquer les premiers. Et le fait d’agrandir L’OTAN ou l’Union Européenne est un pas de plus vers une paix mondiale.

    • Stéphane Bonin • 03/10/2020 - 14:56

      Vous croyez à ce point aux "valeurs occidentales" ?

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May
Feuille de route S&P
Réparation, Reconstruction, Refondation

La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

En savoir plus

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard