Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

23 octobre - Jacques Cheminade : Ce que signifie le rejet de mon compte de campagne de 1995 Lire 20 octobre - Débat sur Discord : Pourquoi Trump est-il un moindre mal ? Lire 19 octobre - Evasion fiscale, blanchiment : ce que l’Afrique perd vraiment Lire
AccueilChroniques stratégiques
X Logo S&P
Certains articles de S&P sont payants.
4 publications payantes vous sont encore offertes. Voir les abonnements

« FinCEN files » : les banques casino, le crime et la City

Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Chronique stratégique du 30 septembre 2020 (pour s’abonner c’est PAR ICI)

Des milliers de documents secrets concernant des transferts bancaires « suspicieux » ont été révélés le 20 septembre. Ils mettent en lumière l’implication de plusieurs banques systémiques – Deutsche Bank, JP Morgan, HSBC, Standard Chartered Bank, Bank of New York Mellon et Société Générale, etc – dans des activités criminelles. Bien qu’ils soient très limités, ces documents montrent une fois de plus que Londres se trouve au cœur d’un capitalisme devenu criminel.

Dimanche 20 septembre, 2500 documents, analysés par l’ICIJ (Consortium international des journalistes d’investigation), ont été dévoilés au grand public, mettant en cause certaines des principales méga-banques internationales. Il s’agit de « rapports d’activités suspectes », portant sur 2000 milliards de dollars, envoyés par les banques elles-mêmes, en cas de détection de transfert de fonds douteux, à l’autorité américaine de lutte contre le crime financier, la FinCEN.

Ces documents, qui ont été obtenus par BuzzFeed News, sont en grande partie issus de la fuite de dossiers collectés dans le cadre de la commission d’enquête de Robert Mueller sur le « Russiagate ». En dépit de ce prisme géopolitique américain et anti-russe, ils exposent le rôle central des grandes banques dans la circulation des flux d’argent sale liés à la fraude, la corruption, le crime organisé et le terrorisme. « Les réseaux par lesquels l’argent sale transite dans le monde sont devenus des artères vitales à l’économie mondiale », souligne BuzzFeed News.

Des méga-banques dopées au crime organisé

Les FinCEN files concernent 2000 milliards de dollars de transactions entre 1999 et 2017, et impliquent des sociétés fictives blanchissant de l’argent à des fins de trafic de drogue ou d’armes, de financement du terrorisme, ou à des fins d’évasion et de fraude fiscales. Les principales banques mises en cause comptent parmi le top 30 des « banques systémiques » :

  • tout d’abord, la Deutsche Bank, la première banque européenne – qui n’a plus grand-chose d’allemande ni d’européenne puisque son centre opérationnel se situe à Londres et qu’elle investit majoritairement dans le casino financier mondial. D’après les FinCEN files, la DB est impliquée à elle seule dans 1300 milliards de dollars de transactions douteuses (sur les 2000 milliards) ;
  • le nom de la JP Morgan apparaît de nombreuses fois, la banque américaine ayant procédé à des transactions suspectes à hauteur de 514 milliards de dollars ; rappelons qu’en 2014, elle avait du verser 2,6 milliards de dollars aux victimes de Bernard Madoff…
  • la HSBC, également emblématique de ces banques casino qui ont poursuivi leurs activités criminelles contrairement à leurs belles déclarations d’intention. La banque britannique avait en effet été condamnée en 2012 par la Justice américaine à payer 1,9 milliard de dollars pour avoir blanchi 881 millions pour le compte de cartels de la drogue en Amérique latine ;
  • côté français, les FinCEN files font apparaître le nom de la Société Générale, dont plusieurs de ses clients – notamment une société immatriculée dans les îles Vierges britanniques —, ont tranquillement pu déplacer des millions de dollars douteux, via des filiales de la banque en Suisse et à Monaco.

Bien entendu, les FinCEN files n’offrent qu’un angle de vue très étroit sur l’ensemble des activités financières criminelles. En effet, les 2500 documents épluchés par l’ICIJ ne représentent que 0,02 % des plus de 12 millions de déclarations d’activités suspectes rédigées entre 2011 et 2017. Selon les Nations unies, à peine 1 % des 2400 milliards de dollars (estimés) blanchis chaque année dans le monde sont détectés par les autorités.

Toutefois, les FinCEN files démontrent, pour ceux qui en doutaient, que rien n’a changé depuis la crise financière de 2008 ; à l’époque, le directeur exécutif de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime organisé, Antonio Maria Costa, avait dit que les revenus du crime organisé avaient sauvé le système financier mondial du krach systémique. Ce qui n’empêche pas le journal Le Monde – qui fait partie de l’ICIJ et qui a donc relayé les FinCEN files – de croire encore que les grandes banques mondiales sont devenues « l’un des secteurs les plus régulés du monde »… Autant publier une étude sur le dopage systémique au sein du cyclisme professionnel tout en affirmant, sans rire, qu’il s’agit du sport le plus contrôlé du monde !

En finir avec la City de Londres, la grande lessiveuse

Rares sont les journalistes de l’ICIJ à avoir souligné le fait que le Royaume-Uni, et surtout la City de Londres, apparaissent au cœur des FinCEN files, comme l’éléphant au milieu de la pièce. Comme nous l’avons dit, la Deutsche Bank est basée à la City ; il en est de même pour la HSBC ; la filiale londonienne de JP Morgan a permis à une société mafieuse de transférer plus d’un milliard de dollars. La division du renseignement du FinCEN qualifie le R-U de « juridiction à haut risque ». Plus de 3000 sociétés britanniques sont en effet mentionnées dans les fichiers, soit plus que tout autre pays.

Depuis un demi-siècle, l’économiste américain Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade appellent à la fermeture de la City de Londres — la grande « blanchisseuse » mondiale – en tant que centre financier, ainsi que de l’ensemble des opérations de manipulations et de déstabilisations géopolitiques des services secrets britanniques qui sont associés à la City. Pour cela, il faut raviver l’héritage et la vision du président Franklin D. Roosevelt – et de Charles de Gaulle en France – avec un « nouveau Bretton Woods », c’est-à-dire un nouveau système monétaire basé sur le crédit public productif, et non sur la spéculation, l’endettement et la fausse monnaie des banques centrales.

Faut-il davantage d’éléments montrant que cela est urgemment nécessaire ? Les derniers chiffres fournis par la Banque des Règlements internationaux (BRI) montrent que le ratio de la dette globale par rapport au PIB mondial devient hors de contrôle, comme le rapporte le site ZeroHedge. Il est passé de 241 % du PIB mondial à la fin de 2019 à 252 % fin mars 2020, soit une augmentation de près de 25 000 milliards de dollars en termes absolus – sachant que ces chiffres ne concernent que le secteur non-financier (dettes publiques, dettes d’entreprises et dettes des ménages) et non les dettes des banques et autres acteurs financiers.

Ce processus, qui ne peut que s’aggraver sous l’effet de la pandémie et des injections monétaires massives des banques centrales, a en réalité débuté il y a 50 ans, lorsque les intérêts financiers de la City de Londres ont réussi à mettre à terre le système monétaire de Bretton Woods, à travers le découplage du dollar et de l’or opéré par Nixon le 15 août 1971. Les cinquante années qui ont suivi, de taux de change flottants, de financiarisation et de spéculation de plus en plus sauvages, et la perte de notre industrie productive, sont les conséquences de ce changement désastreux imposé par la City. Il est temps d’en finir.

Vous venez de lire notre chronique stratégique « Le monde en devenir ». ABONNEZ-VOUS ICI pour la recevoir sans limitation. Vous aurez également accès à TOUS les dossiers de ce site (plus de 400 !)...
Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne Le monde en devenir - chronique stratégique quotidienne

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May
Feuille de route S&P
Réparation, Reconstruction, Refondation

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard