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Le Liban au carrefour du nouveau paradigme, la Chine offre son aide


Le Liban est prêt à s’ouvrir au nouveau paradigme des relations internationales et de la coopération économique qui s’organise autour des BRICS et d’autres pays émergents. Sans pour autant fermer la porte à l’ancien. Le Liban annonce vouloir choisir entre les meilleures offres pour sa reconstruction.

Avec une économie physique qui s’est totalement effondrée, dans un contexte aggravé par l’arrivée de 1,5 million de réfugiés syriens pour seulement 5 millions de citoyens libanais, et d’un système bancaire qui s’est déclaré en faillite en mai 2020, le Liban a désormais une chance de s’en sortir. Il faudra cependant veiller à ce qu’il ne devienne un champ de bataille sanglant dans la lutte entre l’ancien paradigme, incarné par les agents locaux de la géopolitique anglo-américaine, et ceux qui, au contraire, veulent tracer une nouvelle voie pour le pays, orientés cette fois vers l’est (Chine, Russie).

La révolte populaire qui a éclaté le 15 octobre 2019 contre les banques spéculatives et les politiciens corrompus, et qui se poursuit depuis, a poussé le président Michel Aoun à nommer un nouveau Premier ministre, Hassan Diab, pour remplacer Saad al-Hariri. Trop proche des intérêts occidentaux, sa dynastie avait pillé le pays pendant trois décennies. Le 15 juin, Diab lançait les premières salves de la guerre contre la corruption, qui a vu des centaines de milliards de dollars détournés par les partis politiques de gauche comme de droite, et par les représentants de toutes les confessions. Les banques furent le principal vecteur de ce racket national-international.

Pour résoudre sa crise financière, le Liban négocie depuis 2018 avec des « donateurs » internationaux. Le FMI s’est dit prêt à « aider », mais en exigeant des mesures draconiennes en garantie, parmi lesquelles la privatisation de ce qui reste des entreprises publiques rentables au pays. La dernière proposition du FMI était de légaliser le haschisch, seule activité agricole restant aujourd’hui dans cette catégorie ! Le calcul cynique est que sa légalisation permettrait à l’État de générer des revenus en taxant son commerce.

Par ailleurs, le Liban subit des pressions de la part des États-Unis et de l’UE pour arrêter tout commerce avec la Syrie. Le 17 juin, les États-Unis ont adopté la loi dite César sur la protection civile en Syrie, qui impose des sanctions contre quiconque se livrerait au commerce avec la Syrie. Pour les Syriens, qui ont déjà souffert de sanctions antérieures ayant provoqué l’effondrement de leur économie, cette loi César signifie une famine de masse, comme vient de le confirmer l’envoyé spécial des Nations unies en Syrie.

Les exportations libanaises étant obligées de passer par la Syrie pour atteindre les pays arabes, cela signifie que le Liban souffrira également. Les dirigeants et le peuple libanais se retrouvent donc dans une situation où ils doivent soit se faire complices du meurtre de masse du peuple syrien, soit subir la colère des Etats-Unis.

C’est dans ce contexte que le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, a prononcé un discours télévisé le 16 juin pour dénoncer la loi César, en jurant de la combattre. Cependant, l’essentiel de son discours fut consacré à deux autres questions : 1) la nécessité de rompre les négociations avec le FMI, ce qui fut fait depuis, et 2) demander l’aide de la Chine pour reconstruire son économie productive.

Nasrallah a réitéré ce qu’il avait déjà dit en novembre 2019, à savoir que les entreprises chinoises sont disposées à investir des dizaines de milliards de dollars au Liban dans les infrastructures, l’industrie et l’agriculture. Il précisa que la Chine était disposée à construire une voie ferrée moderne reliant le pays du nord au sud (de Tripoli à Naqoura), à construire de nouvelles centrales électriques et de nouveaux ports. Le secteur de l’électricité au Liban coûte à l’État 2 milliards de dollars par an en subventions et en pertes de revenus.

Rappelons que le Hezbollah est le principal allié du président Michel Aoun dans le nouveau gouvernement formé en novembre 2019. Alors que l’année dernière, le gouvernement chinois était resté silencieux face aux propositions de Nasrallah, cette fois-ci, l’ambassade de Chine à Beyrouth a publié le communiqué suivant :

Ces derniers jours, les médias libanais ont suivi avec intérêt la coopération concrète entre la Chine et le Liban.

Répondant aux demandes de renseignements qui lui ont été adressées, l’Ambassade de Chine au Liban a indiqué que la partie chinoise est prête à mener activement une coopération concrète avec la partie libanaise sur la base de l’égalité et du bénéfice mutuel, dans le cadre d’un travail conjoint pour construire la Ceinture et la Route.

La Chine s’est engagée à coopérer avec d’autres pays principalement par le biais du rôle de ses entreprises, du rôle leader du marché et du rôle de catalyseur joué par le gouvernement et les opérations commerciales. Les entreprises chinoises continuent à suivre avec intérêt les opportunités de coopération dans les infrastructures et d’autres domaines au Liban et restent en contact avec la partie libanaise à cet égard.

En mars 2019, une très importante délégation chinoise s’est rendue au Liban et une grande conférence sur la Ceinture et la Route s’est tenue à Beyrouth. Les délégations commerciales et officielles chinoises ont proposé de financer et de construire divers projets d’infrastructure, industriels et agricoles.

Cependant, sous le gouvernement de Hariri, l’offre de Beijing avait été rejetée. Hariri avait préféré appuyer la proposition anglo-française de 2018, soutenue par la Banque mondiale et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) lors de la conférence du CEDRE (Conférence pour le développement économique pour la réforme par les entreprises), à Paris en avril 2018. Un plan de 10 milliards de dollars en projets d’infrastructure avait alors été proposé pour le Liban. Cependant, faute d’accord du gouvernement libanais sur les conditionnalités draconiennes exigées par cette conférence, rien n’a été fait depuis.

Maintenant, le dos au mur, le Liban n’a d’autre choix que de s’ouvrir au nouveau paradigme de la coopération gagnant-gagnant. Entre temps, la Russie et l’Iran ont eu des discussions sur la situation en Syrie. Selon les observateurs de la région, ces deux pays pourraient, avec le soutien de la Chine, lancer un plan d’aide pour la Syrie. Décision qui pourrait pousser les acteurs régionaux et internationaux, une fois de plus, au bord de l’affrontement.

L’administration Trump devrait reconnaître que les politiques de changement de régime par le recours à la force militaire et à la famine de masse sont vouées non seulement à l’échec (comme au Yémen), mais pourraient conduire les principales puissances à un affrontement. Les quatre plus grandes puissances – Chine, Etats-Unis, Russie et Inde — feraient mieux de se réunir pour discuter d’une nouvelle politique à mener de toute urgence pour lutter contre la pandémie de COVID-19 et pour reconstruire l’économie mondiale, comme l’a proposé la présidente de l’Institut Schiller, Helga Zepp-LaRouche.

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  • donas • 10/07/2020 - 00:23

    Le Liban est la banque de l’Afrique. Ceci explique peut être cela.

    Répondre à ce message

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Réparation, Reconstruction, Refondation
25 May
Feuille de route S&P
Réparation, Reconstruction, Refondation

Comme nos voisins italiens, espagnols et portugais, nous devrions nous aussi participer à la « Nouvelle route de la soie » qui transforme à grande vitesse le monde ! Par-delà la frénésie des médias toujours prêts à vous vendre la peur de la Chine, vous devez comprendre la portée de cette dynamique.

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Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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