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Comment Macron nous fera payer le plan de relance

Emmanuel Macron l’a toujours dit : il n’y a pas d’argent magique. Sauf bien-sûr, pour les banques systémiques qui tiennent nos gouvernements en otage. Pour les autres, une dette cela se paie !

Cela n’a pas fait la une des grands journaux. N’empêche que ce printemps, obligée de dépenser dans l’urgence pour faire face à l’épidémie du coronavirus, l’Italie n’a pas seulement failli faire un défaut de paiement sur sa dette : bien plus soutenue par la Chine, la Russie et Cuba que par Bruxelles, Berlin et Paris, elle a failli claquer la porte de la zone euro et de l’UE.

L’Italie n’étant pas la Grèce, le départ retentissant de la 8e puissance économique du monde aurait fait exploser l’UE et la zone euro en plein vol.

Le plan de relance européen

Bien plus que la pandémie, c’est cette menace systémique sur la zone euro qui a conduit Christine Lagarde à sortir le « bazooka » de la BCE et surtout à convaincre la chancelière allemande de céder aux demandes d’Emmanuel Macron en faveur d’un « Plan de relance » européen de 750 milliards d’euros.

Alors que la BCE, comme les autres grandes banques centrales, fournit encore de la « morphine » monétaire, sans contrepartie, aux méga-banques, pour le plan de relance, c’est la Commission européenne qui, méthode inédite, lèvera des fonds sur les marchés avant de les répartir sous des conditions strictes aux Etats européens : 500 milliards sous forme de « dotations » et le reste sous forme de « prêts ».

Cet argent « magique » arrivera, au plus tôt, l’année prochaine, a insisté Mme Merkel, sous condition, démocratie oblige, que l’ensemble des parlements des pays membres de l’UE veuillent bien ratifier le projet.

En attendant, la plupart des pays européens doivent faire face aux dépenses engendrées par la crise sanitaire et ses conséquences économiques dévastatrices : pertes de recettes fiscales des collectivités et des États, faillites en série de pans entiers de l’économie (tourisme, transports aérien, etc.) et, pour rassurer les actionnaires, licenciements en masse. Sanofi, Renault, Airbus, Air France... longue est la liste de ces entreprises qui paient des dividendes, empochent les aides et présentent, sous le label orwellien des « Plans de sauvetage de l’Emploi » (PSE) des plans de suppression de postes.

« Les chiffres, nous dit La Charente Libre [1],

se transforment en visages défaits, en vies percutées, en familles paniquées. En raz-de-marée de licenciés comme en justifications cyniques insupportables que l’État ne peut que regretter à défaut d’empêcher. Ces chiffres des pertes d’emplois annoncés – 800 000 en France selon le gouvernement d’ici la fin de l’année – ne donnaient rien d’autre qu’une masse invisible de dégâts économiques à venir. 

Autorisé par Bruxelles à outrepasser les sacro-saints critères comptables de Maastricht le temps de la pandémie, chaque Etat a bricolé son propre « plan de relance » en piochant dans ses excédents ou en creusant ses déficits selon sa situation.

Macron annonce 500 milliards d’euros

Cependant, lorsque le gouvernement annonce « mobiliser » 463 milliards d’euros, il ne s’agit que de 136 Mds « de soutien » dont seulement 58 Mds sont à ce stade considérés comme des dépenses budgétaires effectives.

La différence entre ces 136 Mds et les 463 Mds annoncés, ce sont les 327 Mds de garanties (crédits, export, etc.) apportées par l’Etat. Tant que le bénéficiaire honore son crédit, l’État ne paie pas un centime.

Soulignons ici que l’angle mort des Prêts garantis par l’État (PGE), c’est que les entreprises ayant connu une restructuration de leur activité ne trouvent pas de banquier pour les financer.

De manière logique, elles ne bénéficieront pas des PGE puisqu’aucune banque ne leur prête... A cela s’ajoute que la double la perspective d’une activité moindre, notamment en cas de deuxième vague, et d’un endettement supplémentaire, risque de convaincre de nombreux entrepreneurs que le dépôt de bilan immédiat est plus avantageux que la poursuite de l’activité.

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Ensuite, les 58 Mds, inscrits au budget de la nation, financent le chômage partiel (31 Mds d’euros), le Fonds de solidarité pour les petites entreprises (8 Mds d’euros) ou les dépenses de santé engagées de manière exceptionnelles pour lutter contre l’épidémie (8 Mds d’euros). Le reste étant des reports de charges.

Pour les secteurs sinistrés, 18 Mds iront au secteur du tourisme. Sont comprises les mesures de chômage partiel, de prêts garantis par l’État et près de 3 Mds d’exonération de contributions sociales ou reports d’impôts. L’industrie automobile profitera de 8 Mds. Outre l’aide au chômage partiel et les emprunts garantis, ce montant inclut 1 Md d’euros pour soutenir la demande de véhicules et un autre milliard pour encourager les investissements à produire les voitures hybrides et électriques en France. L’État consacrera 15 Mds d’euros à l’industrie aéronautique et au transport aérien, dont 7 Mds de prêts accordés à Air France-KLM. Enfin, Le gouvernement prévoit 600 millions d’euros supplémentaires pour les start-up technologiques, en créant notamment un fonds d’investissement. D’autres aides sont prévues pour la culture, le BTP et l’agriculture.

La dette, la dette et encore la dette !

A ce jour, cela représente à l’échelle européenne près de 2 300 Mds d’euros. Sur ce total, une petite moitié (43,5 %) a été injectée en Allemagne. Arrivent derrière l’Italie (19 %) et la France (17,9 %). L’Espagne suit, avec seulement 4 %…

La France s’en tire particulièrement mal, souligne Le Monde :

Avec un produit intérieur brut (PIB) qui devrait chuter de 10,6 % en 2020, elle fait à peine mieux que l’Italie (– 11,2 %) et l’Espagne (– 10,6 %), et fait donc partie du peloton de queue de l’UE. A titre de comparaison, l’Allemagne devrait voir son activité se contracter de 6,3 % cette année, tandis que la Pologne affiche la moins mauvaise performance (– 4,6 %).

Résultat : la dette publique française atteindra 121 % du PIB à la fin de l’année. C’est une mauvaise situation que la France n’a connue que lors des deux conflits mondiaux, durant lesquels le taux d’endettement avait même franchi le seuil des 250 %.

Dans ce contexte, une vraie Banque nationale, émettrice du crédit souverain sous contrôle citoyen comme le propose Jacques Cheminade et S&P, fait cruellement défaut.

Car notre destin est aux mains des banques. S’interdisant toute annulation ou transformation de la dette par crainte de se mettre à dos « les marchés » qui, avec l’argent magique gratuit de la BCE, ont la gentillesse infinie d’acheter notre dette, le gouvernement doit présenter un échéancier et pire encore, des réformes austéritaires.

« A situation exceptionnelle, solution exceptionnelle », nous dit le gouvernement bien qu’il passe, comme d’habitude, la facture au contribuable. Un discours surprenant quand certains envisagent de transformer l’argent que la BCE prête aux banques en « dette perpétuelle » leur laissant seulement la charge des intérêts...

D’après Les Echos, Bercy cherche à isoler les 150 Mds d’euros de « dette Covid » dans une structure à part.

Et le 15 juin, en première lecture, les députés ont adopté une loi organisant le transfert de 136 Mds d’euros de cette dette, dont 92 Mds à titre prévisionnel pour les années 2020 à 2023, de l’Acoss (qui gère les comptes de la Sécurité sociale) à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES).

Créé en 1996 par le plan Juppé, ce mécanisme alimenté essentiellement par la Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) de 0,5 % prélevée sur toute forme de revenus des Français, devait s’éteindre en 2024. Évidemment, en chargeant la CADES d’épurer la nouvelle dette, celle-ci se prolongera jusqu’en 2033.

Olivier Véran a assuré que ce n’était « pas un problème mais un enjeu ». « Je suis attaché à ce que l’État paye ses dettes, très attaché à ce qu’on n’engage pas de dépenses aujourd’hui que nous ne soyons pas en mesure de rembourser. » A l’heure actuelle, la loi attend son adoption au Sénat.

C’est donc une double, voire une triple peine que subissent les Français. Ces derniers devront également rembourser la « dette Covid » contractée par les collectivités territoriales et locales. Soit en se passant d’investissements que les collectivités ne réaliseront pas, soit en voyant leurs impôts augmentés l’an prochain, soit les deux à la fois. Car les collectivités ont souvent elles-mêmes contracté des prêts qu’elles accordent à leur tour, sans intérêts le plus souvent, aux entreprises de leur territoire respectif pour faire face et ainsi soutenir l’emploi, conjointement aux dispositifs nationaux.

Le débat sur l’avenir des dettes et un retour au crédit productif public et souverain grâce à une « nationalisation » de la Banque de France revient ainsi brutalement sur la table. Le « projet » présenté par Jacques Cheminade en 2017 et Réparation, Reconstruction et Refondation, la « feuille de route » de Solidarité & Progrès y apportent les réponses.

 

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  • Bruno • 10/07/2020 - 22:29

    Les millions s’écrivent M au singulier, Ms au pluriel
    Les milliards s’écrivent Md au singulier, Mds au pluriel.

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La dissolution de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.


L'euro, et pourtant il coule

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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